Archive for the ‘Optique-photonique’ Category

Une nouvelle puce silicium optique bat tous les records

Mercredi, mai 20th, 2009

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Une équipe internationale de chercheurs a développé une puce quatre fois plus puissante que celle détentrice du précédent record. Cette avancée technologique promet de rendre Internet plus rapide et d’accélérer le traitement de grandes quantités de données. Pour parvenir à ce résultat, les scientifiques, parmi lesquels quatre chercheurs du Centre de recherche de Karlsruhe (KIT), se sont concentrés sur l’association de la chimie organique et de la technologie silicium.

Selon le Prof. Jürg Leuthold de l’Institut de photonique et d’électronique quantique (IPQ), le groupe de chercheurs a réussi “à rassembler le meilleur des deux mondes”. Les scientifiques ont développé un matériau organique qui, pour la première fois, permet de transmettre un signal lumineux avec une haute qualité optique. L’équipe internationale, sous la direction des Prof. Jürg Leuthold et Prof. Wolfgang Freude, a trouvé une solution technique pour incorporer ce matériau organique dans un puce utilisant la technologie silicium et rendre ainsi la télécommunication optique intégrable dans les appareils électroniques.

Les chercheurs ont prouvé au cours d’une expérience la fonctionnalité du traitement de données ultrarapide. Cette puce leur a permis de modifier un signal de données optique travaillant à 170,8 Gigabit par seconde en quatre flux de données de 42,7 Gigabit par seconde, qui peuvent ensuite être traitées électroniquement. On sait, depuis quelques années déjà, qu’un traitement de données optiques est beaucoup plus rapide qu’un traitement électronique. Mais jusqu’à maintenant, la possibilité de travailler avec du silicium peu coûteux avec un débit binaire de 100 Gigabit par seconde n’avait pas pu être prouvée.

L’entreprise Intel a récemment réussi le premier traitement de signal optique à 40 Gigabit par seconde. C’est par une approche différente que le groupe de chercheurs a pu battre ce record d’un facteur 4. En effet, les pistes transportant la lumière dans la puce en silicium contient un fin interstice en son centre, ce que n’ont pas les conducteurs d’ondes lumineuses développés par la concurrence. Il est large de 100 nm ce qui en comparaison, représente une épaisseur 700 fois moindre qu’un cheveu humain. L’interstice est comblé par la molécule organique développée par les chercheurs et aide ainsi le conducteur d’ondes optiques à acquérir des propriétés ultrarapides. Pour se faire, les chercheurs chauffent le matériau organique jusqu’à ce qu’il atteigne une phase gazeuse lui permettant de s’insérer dans le silicium de façon homogène et finalement permet “cette formidable avancée technologique”, conclut le Prof. Leuthold.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58847.htm

Des switchs ultrarapides par “optofluidique”

Mercredi, mai 20th, 2009

Des dispositifs photoniques organiques basés sur un domaine appelé “optofluidique” commencent à apparaitre pour les communications optiques et pour des dispositifs en vue de l’ordinateur “tout optique”.

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Des chercheurs italiens ont utilisés l’émission spontanée amplifiée (Amplified Spontaneous Emission : ASE) à l’intérieur de microcanaux afin de démontrer la possibilité de réaliser une commutation ultrarapide. L’équipe soutient que sa technologie pourrait trouver des applications dans les réseaux optiques et, en fin de compte, dans l’ordinateur “tout optique” (Applied Physics Letters 94 041123).

Source : site internet optics.org

Optofluidics offers ultrafast switching :
http://optics.org/cws/article/research/39132

Penny Interactive Glasses : mieux que Minority Report !

Mercredi, mai 20th, 2009

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Jeudi 7 Mai 2009 à l’Ecole Royale polytechnique de Stockholm (KTH : Kungliga Tekniska Högskolan), Erik Lundström, fondateur et PDG de Penny, est venu présenter et illustrer le fonctionnement de ses lunettes fantastiques au travers desquelles on peut voir par transparence un écran d’ordinateur dans l’environnement. L’équipe de la mission scientifique de l’ambassade de France en Suède était présente. Ce projet inédit est interdisciplinaire puisqu’il fait appel à l’optique, à la mécatronique (regroupement des techniques du génie mécanique, de l’électronique, de l’automatisme et de la micro-informatique) et à la programmation.

Ces lunettes interactives utilisent la rétine en qualité d’écran transparent virtuel. Le but est d’offrir la possibilité de contrôler un périphérique externe sans l’intervention des mains. L’utilisateur observe non seulement un affichage de contenu, mais peut également naviguer et faire des sélections dans un environnement totalement transparent. Ce système est fait pour tous ceux qui veulent avoir les mains libres pendant leur travail tout en profitant des programmes, des fonctions et de la puissance d’un ordinateur.

Techniquement parlant, cette technologie repose sur 3 fonctions :
- la projection d’affichage (PDS : Projection Display Solution);
- le capteur de mouvements (MTS: Motion Tracking System);
- le bouton de commande (CBS : Command Button Sensor).

Le PDS (Projection Display Solution) est la solution complexe qui permet de projeter sur la rétine de l’utilisateur l’interface couplée (PC par exemple). Cet appareillage offre la possibilité de voir non seulement l’affichage de l’écran virtuel mais aussi la réalité par transparence. A l’image du couple “écran-souris”, le MTS (Motion Tracking System) est une nouvelle alternative proposée à l’utilisateur pour naviguer dans l’interface de son PC. Sa caractéristique principale est d’être main libre. Le système conçu est positionné sur l’utilisateur qui, par de légers mouvements de tête, peut déplacer le curseur, sauter dans les listes, déplacer des objets dans l’interface etc.

Le CBS (Command Button Sensor) est inédit. Il s’agit d’un capteur qui se fixe facilement sur la tempe ou la joue et permet de cliquer. Le capteur est dessiné pour s’adapter et convenir à chacun, indépendamment des différences anatomiques. Il s’ajuste (70° de rotation) contre le visage, et capte les mouvements des muscles.

Courant avril 2009, Penny a été distingué par le Red Herring 100 Europe, à Berlin (Red Herring est une revue américaine focalisée sur l’actualité relative aux nouvelles technologies). Penny s’est vue classée comme l’une des 100 entreprises de technologie les plus prometteuses en Europe. Le 8 mai 2009, Erik Lundström a pris l’avion pour les Etats-Unis où Red Herring le classe dans le top 100 “global” également (classement mondial). Cette distinction confirme l’intérêt que porte le monde scientifique à ce projet. Pas étonnant quand on énumère les secteurs intéressés : défense, santé-médecine, industrie, jeux vidéos… dont l’un des principaux besoins est de travailler dans un environnement informatique mobile tout en ayant les mains libres.

Penny vient de signer des contrats avec Nokia, Saab Technologies, Volvo information technology, Samsung pour ne citer qu’eux. En France, APEM et Thomson viennent de prendre contact et les négociations sont en cours. Erik Lundström, fondateur et PDG de Penny travaille seul sur ce projet depuis des années. Il emploie maintenant une quinzaine de personnes (sous-traitants exclus).

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59097.htm

L’éclairage urbain de Taiwan entièrement équipé de lampes à diodes électroluminescentes (LED) d’ici 2011

Mardi, mai 12th, 2009

Dans le cadre de la politique de développement de l’industrie de l’énergie verte sous l’impulsion du ministère de l’Economie taiwanais, l’intégralité de l’éclairage urbain de Taiwan, qui compte près de 700.000 ampoules, sera remplacée par des lampes à diodes électroluminescentes (LED) à faible consommation.

Le ministre de l’Economie YIIN Chii-Ming a déclaré lors d’une conférence de presse que Taiwan effectuerait une première mondiale en installant cette technologie de diode électroluminescente sur l’ensemble de son territoire.

Ce projet fait partie du plan de développement de l’industrie de l’énergie verte à l’horizon 2015. Il soutient les industriels concevant des technologies et des produits respectueux de l’environnement et permettant d’économiser de l’énergie. L’objectif est d’une part de réduire la production de CO2 de Taiwan et d’autre part de faire du secteur de l’énergie verte un nouveau pôle de l’économie taiwanaise. Cette initiative fait suite au plan de développement de l’industrie des semi-conducteurs taiwanais qui a décollé dans les années 1980, puis à celui qui a permis à l’industrie de l’optoélectronique de se développer dans les années 1990. Taiwan est en quête d’un nouvel élan économique qui lui permettrait un second “miracle taiwanais”.

Taiwan va coopérer avec la Chine dans la technologie LED. Le premier ministre taiwanais LIU Chao-Shiuan va entamer des discussions avec son homologue chinois WEN Jia-Bao afin de s’entendre sur un accord de standardisation de la certification des LED, dans le cadre du plan de coopération des deux gouvernements pour créer une plateforme industrielle inter-détroit capable de rivaliser avec les concurrents industriels mondiaux.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59024.htm

Une double densité de données dans les mémoires holographiques

Jeudi, mai 7th, 2009

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Les hologrammes servent à l’enregistrement de grandes quantités de données ou à la représentation en trois dimensions. Un hologramme génère une onde lumineuse souhaitée, soit en imposant une phase définie pour une onde lumineuse incidente, soit en modifiant la luminosité (l’amplitude) de celle-ci. Les chercheurs de l’Institut Fraunhofer de technique de mesure physique (IPM) de Fribourg ont développé pour la première fois, en coopération avec l’Institut Rowland de l’Université de Harvard, un procédé grâce auquel il est possible d’ajuster en même temps la phase et l’amplitude dans un hologramme.

Pour ce nouveau procédé, les scientifiques utilisent un photopolymère spécial qui est déposé sous forme d’une fine couche sur un support réfléchissant. Les hologrammes sont écrits dans le polymère à l’aide d’une lumière polarisée. Un rayon laser modifie ensuite l’orientation de groupes de molécules optiques actives à l’intérieur du matériau. Grâce à cette manipulation, il est ainsi possible, pour la première fois, de modifier aussi bien la précision de l’orientation que l’angle d’exposition. Un film polarisateur est ensuite disposé sur le film polymère et les hologrammes peuvent être exposés selon la phase et l’amplitude.

A côté d’une double densité de données qu’il est possible d’enregistrer avec ce procédé, il est également possible de développer de nouveaux éléments optiques. L’Institut Fraunhofer IPM suit ainsi des pistes dans le domaine des techniques de sécurité, dans la protection des produits et dans le façonnage des lasers.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59002.htm

Un scanner 3D élu dans le Top 7 des inventions du CeBIT

Lundi, avril 13th, 2009

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Présenté lors du CeBIT 2009, le scanner 3D “DAVID-Scannerlaser”, développé par une spin-off de l’Institut de robotique et des procédés informatiques (iRP) de l’Université technique de Brunswick, permet de créer des images en 3 dimensions à partir d’objets et à un prix raisonnable par rapport à des solutions concurrentes similaires. Seulement deux mois après la création de la spin-off, le système a été élu dans le Top 7 des inventions du CeBIT.

Jusqu’à présent, les scanners 3D affichaient un prix d’achat à 5 chiffres et étaient hors de prix pour les particuliers comme pour les petites entreprises. Afin de pallier ce problème, l’iRP a développé un système fonctionnant uniquement avec des composants standards relativement simples. En effet, pour réaliser un scanner en trois dimensions, il suffit d’une webcam disponible dans le commerce et d’un laser en ligne. Malgré un prix très bas sur le marché (quelques centaines d’euros), le laser permet de réaliser un scanner avec une précision inférieure à 0,2 millimètres.

La partie centrale du développement de ce laser 3D a été réalisée il y a deux ans. A l’époque, les scientifiques de la TU de Brunswick ont publié un article scientifique décrivant le principe de mesure. Cet article avait à ce titre gagné en 2006 le célèbre prix du groupe de travail allemand pour la reconnaissance d’échantillon. En raison d’une très forte demande autour de ce logiciel, les scientifiques ont développé leur prototype plus en profondeur et mis leur logiciel en téléchargement sur Internet. Ensuite, une large communauté s’est construite en ligne autour du projet. Qu’il s’agisse de petits ou de grands échantillons, les membres de la communauté ont pu aussi bien graver des pièces de monnaie que concevoir un sofa complet en trois dimensions. Les modèles 3D ainsi élaborés pouvaient par exemple être imprimés grâce à une imprimante 3D, gravés dans un bloc de verre, analysés ou archivés.

Les domaines d’applications de la 3D sont nombreux, l’archéologie et l’orthopédie en sont des exemples ; la technologie peut servir dans les ateliers d’art et de design ou dans le développement d’animations numériques. Par exemple, le musée d’histoire naturelle de Brunswick scanne avec DAVID les os d’une race de dinosaures récemment découverte afin de corriger la distorsion des os par ordinateur et de les mouler ensuite à nouveau à leur taille d’origine.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58505.htm

Un nouveau réseau optique à 160 Gbps

Vendredi, avril 10th, 2009

Oki Electric Industry au Japon vient de mettre au point un système de fibre optique qui permet d’atteindre 160 Gbps [1]. Selon la compagnie, il s’agit du premier réseau optique passif asymétrique haut débit de nouvelle génération utilisant un système hybride OTDM [2] et OCDM [3], qui réalise une telle performance.

La méthode utilisée par la société est un multiplexage qui tire profit des avantages à la fois de l’OTDM et de l’OCDM. En effet, l’OCDM peut identifier différents canaux optiques mais n’offre pas un multiplexage suffisant à cause des interférences entre les canaux. D’autre part l’OTDM permet de multiplexer efficacement de nombreuses informations sur une division temporelle, mais ne permet pas d’identifier les différents canaux optiques. Le système hybride utilise donc l’OTDM pour réduire les interférences optiques et l’OCDM pour identifier les canaux.

Actuellement, les principaux réseaux optiques utilisés par les fournisseurs internet sont les systèmes GE-PON [4] (1,25 Gbps) au Japon et G-PON [5] (2,5 Gbps) au Etats-Unis et en Europe, dont la fonction principale est la transmission de données et de vidéos. La nouvelle technologie est donc 128 fois plus rapide que les systèmes basés sur le standard GE-PON et 64 fois plus rapides que ceux basés sur le G-PON. Dans ces deux systèmes, lorsque 16 utilisateurs sont connectés, leur connexion est limitée à 78 Mbps pour GE-PON et 156 Mbps pour G-PON, tandis que la connexion d’un utilisateur du système hybride est limitée à 10 Gbps.

Une vitesse de 160 Gbps permet l’envoi, par seconde, de 6 chaînes de vidéo haute définition non compressées ou de 33 chaînes de vidéo haute définition compressées. Transmettre des signaux aussi rapidement sur une seule fibre optique depuis le serveur vers les utilisateurs signifie donc que des services de vidéo haute définition tels que la distribution de films ou des applications de télémédecine peuvent être offerts aux utilisateurs qui y sont reliés.

Le principal équipement utilisé pour ce système est le terminal de ligne optique qui est employé dans les réseaux optiques passifs. Après l’encodage des signaux de 10Gbps, et le multiplexage optique dans un intervalle de temps (ou slot) TDM, Oki quadruple le signal dans la longueur d’onde pour sortir un signal multiplexé de 16 canaux à 10 Gbps. Ce signal de 160 Gbps est ensuite transmis sur une distance de 20 kilomètres, puis est démultiplexé avec un diviseur 1 x 16. Les signaux sont extraits de l’unité de réseau optique et traités pour donner finalement des signaux décodés de 10 Gbps.

Pour cette expérience l’entreprise a multiplexé un code dans un slot TDM. Cependant, techniquement le système peut multiplexer jusqu’à quatre codes dans un seul intervalle de temps. Dans ce cas, il peut transmettre quatre fois plus de données (64 canaux x 10 Gbps = 640 Gbps). Afin d’utiliser les ressources de longueur d’onde plus efficacement, la structure de 4 signaux x 4 slots x 1 longueur d’onde peut aussi être adoptée.

Ces réalisations font partie du programme “Basic Technology Promotion System for Private Sectors” du NICT [6] et plus précisément du plan de recherche et développement des réseaux optiques passifs asymétriques haut débit de nouvelle génération.

[1] bps (bits per second) correspond au nombre d’octets envoyés en une seconde. 1 Gbps = 1 milliard d’octets par seconde.
[2] OTDM (Optical Time Division Multiplexing), ou multiplexage temporel optique, est une technique qui consiste à faire passer plusieurs canaux numériques optiques sur une même ligne en entrelaçant dans le temps les informations de chaque canal.
[3] OCDM (Optical Code Division Multiplexing) est une technique qui consiste à faire passer plusieurs signaux optiques de différentes longueurs d’onde sur une même ligne.
[4] GE-PON : Gigabit Ethernet Passive Optical Network
[5] G-PON : Gigabit Passive Optical Network
[6] NICT : National Institute of Information and Communications Technology

Site officiel de OKI - http://www.oki.com/en/

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58512.htm

Des ondes sonores qui génèrent de la lumière

Lundi, mars 23rd, 2009

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Des sons à haute fréquence ont été convertis en lumière pour la première fois par l’inversion d’un processus qui transforme les signaux électriques en sons.

Cette découverte issue du “Lawrence Livermore National Laboratory” pourrait être utilisé pour améliorer la fabrication des puces informatiques, des LEDs et des transistors.

Les chercheurs ont utilisé des haut-parleurs piézoélectriques issus d’un téléphone cellulaire pour générer les ondes sonores. Pour inverser le processus, ils ont utilisé des ondes sonores de très haute fréquence - environ 100 millions de fois plus élevée que ce que les humains peuvent entendre - pour générer la lumière.

Article en anglais :
http://www.photonics.com/Content/ReadArticle.aspx?ArticleID=36760

Revêtement de fenêtres pour la sécurité

Vendredi, mars 20th, 2009

Les fenêtres et les portes en verre pourraient devenir sensibles aux mouvements suspects. C’est ce que laisse espérer un système développé par les chercheurs de l’Institut Fraunhofer de recherche sur l’architecture de calcul et les techniques logicielles (FIRST) à Berlin et l’Institut Fraunhofer de recherche sur les polymères (IAP) à Potsdam. Ce dernier détecte les mouvements ou vitesses d’objets ou de personnes situés dans le champ de la vitre.

C’est à travers un revêtement spécial que les mouvements sont reconnus, afin de percevoir un changement quelconque, par exemple l’approche d’une personne, auquel cas la fenêtre émet un signal d’alarme au service de sécurité. “Le verre est revêtu d’un matériau fluorescent”, explique le Dr. Burkhard Elling, chef du groupe de projet à l’IAP. “Le revêtement contient des nanoparticules qui transforment la lumière en rayonnement fluorescent.”

Le principe est le suivant : la lumière invisible d’une lampe ultra-violets “éclaire” les vitres et génère un rayonnement fluorescent dans la couche de revêtement. Ce dernier est conduit aux bords de la fenêtre où des capteurs le détectent. Pour les applications simples, un seul capteur suffit : si quelqu’un entre dans le champ de la lampe, le système réagit de façon comparable aux capteurs photoélectriques, la lumière reçue par la couche est moindre et le rayonnement fluorescent généré plus faible. En plaçant plusieurs capteurs aux quatre côtés du cadre, les données permettent de conclure sur la vitesse de déplacement ainsi que la direction des mouvements effectués devant la vitre. La grandeur aussi peut être estimée, permettant de percevoir s’il s’agit d’un oiseau ou d’un humain. Les paramètres peuvent être ajustés de façon à ce que des sujets en mouvements de la taille d’un oiseau ne déclenchent pas l’alarme. De la même façon, les capteurs ne réagiraient pas aux phares de voitures qui passent, chose pour laquelle les chercheurs de l’Institut FIRST ont développé un logiciel apte à interpréter différents signaux lumineux. Ainsi, le système peut faire la différence entre la fréquence de la lampe ultra-violets et la variation lente d’une lumière projetée défilant devant la zone critique.

Un avantage du système repose dans le respect de l’anonymat tenu de cette façon car le système ne reconnaît que la variation de rayonnement sans pouvoir l’attribuer à une personne en particulier. De plus, il serait bon marché : le revêtement peut être pulvérisé par méthode aérographe ou bien être collé directement sous forme d’une feuille mince. Un prototype a déjà été développé. A présent, les chercheurs veulent optimiser les colorants et leur concentration dans la couche.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58150.htm

Un papier électronique couleur pour lire les journaux

Mardi, mars 17th, 2009

Il y a quelques années encore il s’agissait d’un rêve devenu aujourd’hui une réalité : le papier électronique apparaît comme l’outil capable de révolutionner l’industrie de l’impression. Fin, souple, léger et peu coûteux en énergie, celui-ci a de nombreuses applications :
- Transport : des publicités et des informations peuvent être changés en fonction du lieu par des données qui viennent directement d’Internet. Les horaires des bus, l’état du trafic routier… peuvent être mis à jour en temps réel.
- Cartes prépayées : le montant restant peut être affiché quelque soit le nombre d’utilisations.
- Livre électronique (ou e-reader) devient portable, fin, souple et capable de stocker de nombreux ouvrages tout en gagnant les multiples avantages des documents électroniques (moteur de recherche, notes…)
- Domotique : Les posters permettent de modifier la décoration dans une pièce

Outre ces nombreuses possibilités, le développement d’e-readers, tels que le Kindle d’Amazon, qui permet de lire livres et journaux, a conduit cette nouvelle technologie vers un succès grandissant. Bien qu’offrant de multiples avantages par rapport aux écrans LCD, les e-readers en vente sur le marché n’affichaient pas encore la couleur. Depuis peu, le “Flepia” de Fujitsu est le seul d’entre eux commercialisé qui permet de visualiser en couleur les journaux sur un support de format A4 ou A5.

Fujitsu Laboratoires Ltd., Fujitsu Frontech Limited et Fujitsu Limited ont conçus ensemble un papier électronique qui peut être souple ou rigide selon son usage. Il est l’élément de base du Flepia, un terminal doté d’un écran couleur qui possède les fonctionnalités d’organiseur, d’ebook et de navigateur web. Présenté fin avril 2007, sa commercialisation a débuté en 2008 pour les entreprises au japon et plus tard sur les marchés étrangers. La version grand publique du produit est encore à l’essai.

Fujitsu Ltd et Fujitsu Frontech ont conduit récemment des essais de la console Flepia avec SoftBank Telecom et Mainichi Newspapers Co Ltd. Ceux-ci ont été réalisés dans le “Termina Kinshicho Fujiya Restaurant” où les consommateurs pouvaient manipuler gratuitement les 4 terminaux présents afin de consulter le journal et les publicités qui étaient envoyés via un réseau sans fil. Les tests de satisfaction effectués avait pour but de déterminer si le produit peut servir de support pour lire le journal et s’il peut permet la promotion de produits entraînant ainsi l’augmentation des ventes. Les informations publiées comprenaient le “Mainichi Shogakusei Shimbun” (le journal Mainichi pour les élèves d’école primaire), les annonces à la fois pour le restaurant Fujiya et pour le centre commercial Termina, les horaires de train de la Japan Railways ainsi que des prévisions météorologiques. Les utilisateurs pouvaient consulter le journal grâce au terminal tout en attendant leur commande ou regarder les publicités et les horaires de train qui étaient affichées automatiquement lorsque le terminal n’était pas utilisé par exemple lorsque le consommateur mangeait.Le système qui utilise de l’énergie uniquement lorsque les images sont renouvelées, possède une grande autonomie et n’as pas besoin d’être rechargé pendant les heures de service, il n’y a donc pas besoin d’installer une prise électrique à proximité des tables du restaurant contrairement au terminaux LCD qui en requièrent une.

Le Flepia existe en deux versions : A4 (écran 12″) et A5 (écran 8″), toutes deux avec un affichage en 8 ou 4096 couleurs et une résolution XGA (768 x 1024 pixels). Le terminal est composé d’un écran tactile, d’une connexion WiFi 802.11 b/g, d’un port pour carte SD et d’un port USB 2.0. Avec une carte mémoire de 4GB, il peut stocker jusqu’à un an d’abonnement à un quotidien numérique ou environ 5000 livres. Sa batterie lithium polymère lui permettant d’avoir une autonomie annoncée de 50 heures en utilisation. Il reste relativement léger environ 320 grammes et 480 grammes respectivement avec une épaisseur de seulement 12mm. Il est doté de différents logiciels permettant d’afficher des pages web, des courriers électroniques ou des documents Word ou Excel. Le dispositif possède aussi d’un système de sécurité avec un mot de passe de 16 caractères qui crypte les données avec l’algorithme de chiffrement AES 128 bit. Afin d’assurer la non diffusion des données, Fujitsu Frontech fournira un service qui localisera le terminal, le bloquera et effacera les informations quand celui-ci sera déclaré perdu.Le papier électronique de Fujitsu est composé de trois couches superposées de couleurs rouge, verte et bleue qui se situent sur une couche qui absorbe la lumière, éliminant le besoin de filtres de couleurs et de films polarisants présents dans les écrans LCD conventionnels . Chacune des couches de couleur est composée de deux films transparents munie d’électrodes situées de part et d’autre d’une couche étanche qui contient des cristaux liquides de couleur, voir illustration à l’url :
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/cAv5Z
Ces cristaux liquides cholestériques possèdent deux états stables :
- un état où les molécules sont horizontalement alignées et ne reflètent pas la lumière
- un état où les molécules sont verticalement alignées et reflètent une longueur d’onde spécifique (450nm pour le bleu, 550nm pour le vert, 650nm pour rouge).

En appliquant un champ faible ou un fort sur les molécules il est possible de les faire passer d’un état à l’autre, permettant ainsi de refléter ou non la lumière. La superposition des trois couleurs et de la couche absorbante permet alors de faire apparaître la couleur voulue à la surface d’un pixel du papier électronique, l’ensemble des pixels formant alors une image, voir les illustrations aux urls :
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/CETUs
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/3XT6E
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/aIM4u
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/jOc3q

De plus, comme le système utilise une méthode identique à la réflexion de la lumière naturelle, il est moins fatiguant pour les yeux que les techniques d’affichages classiques qui nécessitent un rétro éclairage ou l’émission d’électrons. Enfin comme les molécules possèdent deux états stables, une fois l’image mise en place sur le papier il n’y a pas besoin d’énergie pour la conserver. Sa faible consommation en énergie le rend donc plus respectueux de l’environnement.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58188.htm

Nouveau procédé optique pour mesurer le taux de lycopène des tomates

Mardi, mars 17th, 2009

Des chercheurs de l’Université Laval viennent de mettre au point un procédé optique capable de mesurer le taux de lycopène contenu dans les tomates, sans les détruire.

Jusqu’à présent la méthode courante pour mesurer ces pigments rouges présents en concentration variable dans les fruits et légumes exigeait de les mettre en purée. Les chercheurs Martine Dorais, professeur associé à l’Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels et chercheur à Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), et ses collègues Alain Clément (AAC) et Marcia Vernon (Institut national d’optique) proposent dans un récent numéro du Journal of Agricultural and Food Chemistry un procédé non destructif.

Les tests effectués sur une centaine de tomates de différents cultivars révèlent que la signature lumineuse obtenue à l’aide d’un spectroscope permet de prédire avec un coefficient de corrélation de 0,98 la concentration en lycopène mesurée par analyses physicochimiques.

Cette méthode semblerait également prometteuse pour mesurer la concentration de pigments, de vitamines et de composés organoleptiques bénéfiques pour la santé mais aussi les composés néfastes comme les pesticides, les métaux lourds et les microorganismes.

“La spectroscopie offre donc la possibilité à l’industrie agroalimentaire d’avoir un outil d’évaluation de la qualité spécifique ou globale d’un fruit de façon très rapide, rigoureuse et non destructive” explique Martine Dorais.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58245.htm

La microscopie multiphotonique

Samedi, mars 7th, 2009

Au cours des deux dernières décennies, l’utilisation de la microscopie multiphotonique s’est étendu à tous les grands domaines de la recherche biologique. John Girkin est interviewé sur optics.org sur le remarquable potentiel de cette puissante technique et les innovations qui ont facilité sa croissance.

John Girkin est directeur associé de l’Institut de photonique de l’Université de Strathclyde au Royaume-Uni. Auparavant, Girkin a travaillé pour Keeler un fabricant d’instruments pour le traitement et le diagnostic de toute une gamme de maladies ophtalmiques, y compris la première diode laser ophtalmologique pour la photo-coagulation. Ses intérêts se concentrent principalement sur l’utilisation de la photonique dans le domaine des biotechnologies, notamment les applications des lasers “femtoseconde” pour l’imagerie multiphotonique.

Voir l’interview sur optics.org :
http://optics.org/cws/article/research/37340

Un oeil géant pour observer l’Univers

Dimanche, mars 1st, 2009

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L’Espagne accueillera peut être le plus grand télescope du monde. La réponse sera certainement connue à la fin de cette Année Internationale de l’Astronomie. C’est en tout cas ce que souhaitent les astronomes espagnols en menant une campagne pour que le Télescope Européen Extrêmement Grand (E-ELT de ses initiales anglaises [1]) soit installé à Roque de los Muchachos de La Palma, ville candidate située dans les îles Canaries.

Il y a plus de dix ans déjà que l’Organisation Européenne pour la Recherche Astronomique dans l’Hémisphère Sud (ESO) [2] a commencé à travailler sur un projet qui représentera le plus grand objet d’observation depuis la Terre pour scruter les mystères de l’Univers. Il s’agira d’un “oeil géant” de 42 mètres de diamètre dont le miroir sera composé de 984 segments hexagonaux de 1,45 mètres chacun.

Pour se faire une idée de ses dimensions, il suffit de signaler que le E-ELT aura 16 fois plus de précision que le Grand Télescope des Canaries [3], qui sera lui mis en fonction cette année à partir du mois de mars prochain et qui est à présent le plus grand du monde dans sa catégorie. Comme le précise le professeur du CSIC [4] Xavier Barcons, chef de la délégation espagnole de ESO [5], ce télescope devra avoir une “optique adaptative qui peut corriger les turbulences atmosphériques, avec cinq miroirs réflecteurs et un secondaire également fragmenté”.

Le budget nécessaire est estimé à 1.000 millions d’euros, desquels l’organisation ESO en possède 300, et la construction se fera pendant 8 ans, portant sa mise en fonction à l’année 2017. Mais le projet pourrait prendre du retard, s’il n’est pas décidé d’ici la fin de l’année 2009 du lieu d’accueil de ce télescope, dont ce dispute quatre pays (le Chili, l’Espagne, l’Argentine et le Maroc) puisque sa conception dépendra également des caractéristiques géographiques du lieu d’accueil (du climat, de l’activité sismique, etc.)

Parmi les pays candidats, le Chili (à Ventarrones) et l’Espagne (à la Palma) sont les deux favoris. Le Chili a l’avantage d’accueillir tous les télescopes de ESO et son climat y est meilleur; mais les Canaries ont une bonne qualité de visibilité dans le ciel et il s’agit de l’Europe, où l’inflation des coûts est davantage maîtrisée et où l’activité sismique est moindre. Le choix du lieu dépendra également de l’emplacement du futur télescope des Etats- Unis appelé TMT [5] présentant des caractéristiques similaires. En effet, si ce dernier est installé par exemple en Amérique du Sud au Chili, la logique voudrait que le E-ELT soit en Europe.

D’ores et déjà, une étude lancée par le Ministère de la Science et de l’Innovation espagnol doit évaluer les éventuels impacts économiques et sociaux futurs d’une telle implantation. En effet, l’Espagne est le seul pays à pouvoir prétendre accueillir ce télescope, et l’on estime que les retombées directes pourraient aboutir à environ 150 emplois directs créés, sans compter les retombées indirectes liées au tourisme. Les astronomes espagnols comptent aussi sur le gouvernement pour financer entre 15 et 20% du total lorsque celui-ci connaîtra dans le détail les retombées économiques durant les 30 années de vie estimées du télescope.

Enfin, la finalité de l’organisation ESO est de placer l’Europe à l’avant-garde de l’observation astronomique. De nouvelles planètes dites “exo planètes” pourraient être découvertes durant les prochaines années et d’autres galaxies observées de plus près.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/57425.htm

Des capes d’invisibilités bientôt disponibles dans le spectre du visible ?

Samedi, décembre 20th, 2008

Des chercheurs de l’université de Boston ont présenté mardi dernier à San Francisco lors de l’IEEE International Electron Devices Meeting (IEDM), les résultats de leur recherche sur les métamatériaux flexibles dans la gamme de fréquence des térahertz. Les expériences réalisées ont permis de créer de tels matériaux fournissant, selon eux une avancée significative dans la création des métamatériaux non planaires, multi couches. L’équipe a par ailleurs annoncé la conception d’un cylindre capable d’agir comme une cape d’invisibilité.

Soumis à un champ électromagnétique ou à de la lumière, les métamatériaux réagissent en induisant un champ magnétique interne, et qui modifie la course des rayons lumineux. Mais leur principal intérêt est leur faculté d’obtenir un indice de réfraction négatif.

Pour réaliser ces métamatériaux, les chercheurs de Boston ont utilisé un grand nombre de split-ring resonator (SRR). Les SRR sont composés d’une paire d’anneaux concentriques en métal non magnétiques pouvant entrer en résonance en présence d’un flux magnétique. Ils ont la particularité d’afficher une perméabilité négative pour des fréquences légèrement supérieures à la résonance. En exposant des structures SRR, ayant des fréquences de résonance comprises entre 0.25 et 2.5 THz, à des radiations incidentes provenant de différentes directions et à des fréquences juste supérieures à la résonance, un coefficient diélectrique négatif est observé.

Le concept n’est pas nouveau. Beaucoup de ces idées étaient à l’origine implantées pour des micro-ondes. Cependant la fabrication des cellules micro-ondes évolue actuellement vers les fréquences de la gamme visible. D’autant plus que la gamme des térahertz, surnommée “le THz gap”, est délaissée par les moyens de communication actuels, le fonctionnement de ces ondes à mi-chemin entre l’optique et la radiofréquence étant encore mal connu. Les métamatériaux pourraient donc jouer un rôle important dans l’exploration de cette zone.

Grâce à la conception des métamatériaux, les chercheurs de l’équipe de Boston ont réussi à concevoir une cape d’invisibilité de forme cylindrique adaptée pour des ondes incidentes de fréquence 0.5 THz. La cape d’invisibilité est une transformation particulière qui permet à une région de l’espace de dévier la lumière en amont et de récupérer en aval des rayons de même phase et de même amplitude. Un observateur ne peut alors déceler la présence de cet espace. Les ondes électromagnétiques provenant de différents angles sont guidés autour et renvoyés de l’autre côté sans pénétrer dans la région. Les couches de métamatériaux ont été fabriquées à l’aide d’une couche en or de 200 nanomètres d’épaisseur suivie d’une couche d’adhérence de 10 nanomètres d’épaisseur en titane sur un substrat en polyimide d’épaisseur 20 micromètres.

Cependant l’utilisation de ce type de cape reste encore très limitée. En effet, l’invisibilité n’est valable que pour une longueur d’onde précise. Un des prochains défis sera de trouver le moyen d’élargir le spectre d’action de ces structures, pour qu’elles ne soient pas cantonnées à une seule longueur d’onde. En parallèle, un grand nombre d’études sur les métamatériaux sont réalisées. On peut notamment citer les travaux du professeur Xiang Zhang à l’université de Berkley ou de R. Stanley Williams, directeur HP Quantum Science Research.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/57064.htm

La lumière déplace des objets

Samedi, décembre 6th, 2008

Des chercheurs de l’Université de Yale (Connecticut) ont montré que la lumière peut être exploitée pour déplacer des micro objets, comme la conduite des nanomachines. Les résultats pourraient mener à des systèmes opto-mécaniques fabriqués à partir de circuits photoniques à l’échelle nanométrique. Bien que la force exercée par les photons soit trop faible pour être ressentie à l’échelle humaine, elle peut être récupérée de manière significative en la concentrant sur des petits circuits à semiconducteurs. Ce n’est pas la première fois qu’on déplace des objets grâce à la lumière. En effet, grâce aux pinces optiques (”optical tweezers” BE Etats-Unis 98), la micromanipulation utilise la force de la lumière réfractée d’un laser pour introduire, placer ou déplacer des objets, dans une cellule vivante par exemple.

En combinant la nanophotonique et la nanomécanique, deux domaines des nanotechnologies en pleine expansion, l’équipe de Hong Tang, professeur d’ingénierie électrique et mécanique, ouvre la porte à la création de composants opto-mécaniques sur des puces en silicium ou autres semiconducteurs. Contrairement aux pinces otiques, les objets qui peuvent être manipulés ne sont pas diélectriques (c’est-à-dire isolants) ; l’équipe de chercheurs amène ce concept à une autre étape en montrant que la force optique peut mouvoir des semiconducteurs. Les chercheurs ont montré qu’en fait quand la lumière concentrée est guidée à travers un dispositif mécanique nanométrique, une force est générée, et suffisante pour opérer sur une nanomachine sur puce. Cela porte donc l’étendue des applications possibles au domaine de la microélectronique, en créant des dispositifs à la fois nano photoniques et nano mécaniques, comme des guides d’onde à fort contraste, ou des structures à lumière lente. Les chercheurs ont montré que lorsqu’ils passaient un faisceau de lumière à travers un cristal photonique résonant disposé sur un substrat semi conducteur, qui agit comme un guide d’onde pour la lumière, celui-ci se déforme. Ce qui met en évidence une force optique, qui peut être mesurée comme un changement de couple entre le résonateur et le substrat. La force (qui peut aussi atteindre les 8 pN par micron et par milliwatt), pourrait donc être suffisante pour déplacer des systèmes mécaniques sur puce, d’après Tang et ses collègues.

La force optique produite par cette nouvelle méthode est en fait perpendiculaire à la direction du faisceau laser, contrairement aux pinces optiques, où la force optique était parallèle à la direction de propagation de la lumière. Cela signifie maintenant que les miroirs ou les cavités optiques utilisés avec les pinces optiques, qui sont difficiles à implémenter dans des systèmes sur puces, ne sont plus nécessaire. Et cela n’est pas tout : la force optique est intrinsèquement rapide et peut par conséquent déplacer les dispositifs nano mécaniques à de très hautes fréquences, et surpasser la barrière symbolique de quelques gigahertz.

Il explique que la valeur de la force est du même ordre de grandeur que pour les autres forces utilisées pour pousser des nano dispositifs, comme les forces électrostatiques et magnétiques, sans qu’aucun champ extérieur ne soit nécessaire. Cela implique, explique Tang, qu’il sera possible de développer une système photo-électro-mécanique avec détecteur optique intégré et mouvement dans un futur proche. Enfin, tous ces dispositifs requièrent aussi beaucoup moins de puissance que les dispositifs utilisant les électrons.

Ce développement en optique amène à un nouveau concept de dispositifs ultra rapides ; les prochains développements seront pour l’amélioration des aspects mécaniques du système.

- Sur les nano pinces optiques - “Nanotweezers trap tiny objects” : http://nanotechweb.org/cws/article/tech/34605
- “Utilisation d’une pince optique pour déplacer des cellules enfermées dans un biochip” :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51659.htm

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56907.htm

L’absorption de la lumière du soleil, presque parfaite !

Jeudi, novembre 6th, 2008

Une équipe de chercheurs du Rensselaer Polytechnic Institute dirigée par le physicien Shawn Yu Lin a découvert et démontré l’efficacité d’un nouveau revêtement de cellules solaires qui améliore grandement l’absorption de l’énergie lumineuse. Ce revêtement antiréflexion presque parfait absorbe tout le spectre lumineux, des rayons ultra- violets aux infra-rouges, et ceci quelque soit l’angle d’incidence.

Une cellule photovoltaïque classique en silicium peut absorber 67,4% de la lumière du soleil qui l’atteint, ce qui signifie que quasiment un tiers de cette lumière est réfléchie et donc irrécupérable. D’un point de vue économique, le potentiel ainsi perdu représente une barrière à la prolifération solaire. Pour récupérer tous les photons du spectre solaire, il faut faire en sorte que la réflexion des rayons incidents (réflexion Fresnel) à la surface d’une cellule solaire soit éliminée. Le revêtement nanostructuré multicouches conçu par l’équipe du Rensselaer Polytechnic Institute permet l’absorption quasi totale (96,21%) de l’énergie lumineuse qui atteint sa surface, et ceci pour toutes les longueurs d’ondes du spectre : l’équipe de chercheurs a mesuré une réflexion Fresnel allant de seulement 1% à 6%, sur le spectre 400nm à 1600nm.

En plus d’une meilleure absorption des rayons lumineux, le revêtement antiréflexion conçu par l’équipe de Shawn Lin permet de résoudre le problème des angles d’exposition. La plupart des revêtements de cellules solaires sont conçus pour avoir un fonctionnement optimal sous une exposition normale à leur surface, c’est pourquoi dans les centrales photovoltaïques, les panneaux solaires sont mécaniquement automatisés pour suivre la course du soleil, comme les héliotropes, pour optimiser le rendement. Le prix à payer pour cette optimisation est la consommation du système automatisé, le prix de maintient, sans compter les erreurs d’alignement. Le revêtement de Lin absorbe plus de 95% de la lumière sous une plage angulaire (par rapport à la normale au revêtement) de 0 à 60°, soit un cône de 120°.

Le revêtement est composé de sept couches nanostructurées pour s’approcher d’un profil d’indice de réfraction continu : le contrôle précis de la porosité de ces différentes couches permet d’atteindre des indices de réfraction allant de n=1.09 à n=2.6, comme on peut le voir sur l’image prise au microscope à balayage électronique. Chaque couche a une épaisseur particulière, les couches inférieures étant les plus fines et ayant l’indice de réfraction le plus élevé, respectivement entre 69 nm et 156 nm d’épaisseur et entre n=2.6 et n=1.09 d’indice. Les deux couches inférieures sont en dioxyde de Titane (TiO2). Les trois couches centrales sont une combinaison de dioxyde de Silicium (SiO2) et de TiO2 pour ajuster l’indice de réfraction. Les deux couches supérieures sont faites de nano-bâtons obliques de SiO2, accrochés au substrat par dépôt chimique en phase vapeur. En effet, l’équipe démontre que le gradient d’indice et les bâtons obliques de la dernière couche permettent de minimiser drastiquement la réflexion Fresnel pour toutes les longueurs d’ondes et angles d’incidences, ce qui diffère totalement des traditionnels revêtements antiréflexion quart d’ondes.

D’après Shawn Lin, ce nouveau revêtement peut être appliqué à presque tous les matériaux photovoltaïques, y compris les multijonctions III-V et Cadmium Telluride même s’il reste à en améliorer la robustesse. Néanmoins, les résultats obtenus sont prometteurs : l’efficacité de conversion a été améliorée de 22,2% entre un revêtement classique quart d’onde et le revêtement sept couches avec gradient d’indice.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56662.htm

Photonique contre bactéries

Vendredi, octobre 31st, 2008

Grâce à de récentes percées des chercheurs du CNRC, une technologie des télécommunications optiques pourrait bientôt engendrer la première génération de biocapteurs portatifs - des capteurs capables de dépister rapidement et de manière fiable les contaminants dans les aliments, ou les agents infectieux dans les tissus humains.

Le nouveau capteur à fil photonique à champ évanescent (PWEF) remplacera la technologie actuellement en usage - le marquage fluorescent - qui exige plusieurs heures ou journées de traitement en laboratoire. Les deux méthodes discernent la présence d’une molécule précise dans un échantillon (un fragment d’ADN ou un marqueur trahissant la présence d’un agent pathogène, par exemple). Le PWEF simplifie ce procédé et le rend plus efficace pour les applications sur le terrain en analysant la lumière au lieu des composés chimiques. “Les implications sont énormes pour l’industrie alimentaire, la médecine et la recherche de médicaments”, affirme Siegfried Janz, chef du groupe des dispositifs optoélectroniques à l’Institut des sciences des microstructures du CNRC (ISM-CNRC).

“Nous aimerions créer un capteur optique qui se glisserait dans la serviette de l’inspecteur ou se poserait sur une étagère du laboratoire, et analyserait l’échantillon d’aliment ou de sang pour y déceler instantanément les molécules qui ne devraient pas y être.” Un tel appareil pourrait aussi servir à la détection des gaz nocifs et à la surveillance courante des procédés industriels. Le capteur du CNRC éclaire l’interface entre la puce de silicium et l’échantillon liquide qui se trouve au-dessus du capteur. Le faisceau lumineux “cherche” une molécule donnée, qui révélera par exemple l’existence d’une protéine synthétisée par une bactérie. Si le faisceau touche la cible, un détecteur photo-électrique saisit l’information. Une fois le capteur au point, le technicien n’aura qu’à verser l’échantillon puis à lire les résultats.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56457.htm

Lumière intelligente (Smart Lighting) : création d’un nouveau centre de recherche dédié à la technologie LED aux USA

Mardi, octobre 21st, 2008

La National Science Foundation (NSF) a investi dans un nouveau centre de recherche ERC (Engineering Research Center) dont le but est de développer la prochaine génération de composants lumineux, plus intelligents, plus écologiques et innovants. Trois universités sont au coeur de ce projet : l’institut polytechnique de Rensselaer, l’université du Nouveau Mexique et l’université de Boston. Elles seront soutenues par d’autres universités, des partenaires industriels ainsi que par le gouvernement. La technologie des diodes électro-luminescentes, ou LEDs (light-emitting diodes), permet un gain d’énergie considérable, une plus grande longévité et, depuis récemment, commence à être utilisée comme instrument de communication.

L’institut polytechnique de Rensselaer, leader du projet, bénéficiera de la majeure partie du financement: 18,5 millions de dollars sur 5 ans. Il s’appuiera également sur des fonds provenant de partenaires industriels et de l’état de New York (1,7 millions dollars la première année). Ce centre sera le premier ERC dans le domaine de l’optique et de l’électronique se concentrant sur les avancées de la technologie LED (Diodes électroluminescentes) pour de nouveaux systèmes lumineux.

Le but est de développer une nouvelle source de lumière plus écologique surnommée la “lumière intelligente”. D’après E.Fred Schubert, professeur à Rensselaer qui dirige le centre, cet ERC “se focalisera sur trois domaines […] le développement de nouveaux matériaux, de nouveaux dispositifs technologiques et de nouveaux systèmes d’applications pour avancer dans la compréhension et la prolifération des technologies luminescentes intelligentes”.

Un des objectifs des chercheurs est d’adapter la technologie de “la lumière intelligente” au sans fil. Ils espèrent pouvoir substituer aux ondes radios une technologie basée sur la lumière. D’après Dean Kenneth R.Luchten, de l’University College of Engineering de Boston, “la lumière intelligente offre le potentiel de réorienter et de faire avancer les technologies de la communication sans fil”. Les communications seraient alors plus rapides, plus sûres et moins coûteuses en énergie que celles offertes par les technologies actuelles. La capacité de passer très rapidement de l’état “éteint” à l’état “allumé” sera la clé de cette technologie pour transmettre les données. L’éclairage de la pièce n’en serait pas perturbé, les changements rapides de lumière étant imperceptibles pour l’oeil.

Selon Thomas Little, professeur en ingénierie à l’université de Boston, il serait possible d’adapter un réseau de communication sans fil basé sur des LEDs au réseau d’éclairage déjà existant. Il suffirait de remplacer les ampoules classiques par des ampoules de type LED. Ce réseau aurait pour avantages une consommation basse, une haute fiabilité tout en ne générant pas d’interférence électromagnétique. De plus, il serait possible d’assurer un haut niveau de sécurité, la lumière blanche ne traversant pas les surfaces opaques (comme les murs), supprimant ainsi les fuites de données. Actuellement les chercheurs estiment que le réseau pourrait atteindre une vitesse de 10 Mbps mais que ces performances pourraient être très fortement augmentées avec les prochaines générations.

Les avancées technologiques réalisées pourraient avoir des répercussions sur plusieurs autres domaines. La recherche pourrait s’étendre à des disciplines telles que les communications, la santé, le contrôle automatique des véhicules et l’environnement. Comme E.Fred Schubert le fait remarquer, “les capacités de la lumière intelligente surpassent et transcendent les capacités de la lumière conventionnelle […] Nous pouvons créer sur mesure une source de lumière pour pratiquement n’importe laquelle des applications scientifiques ou commerciales”. Outre l’aspect écologique, le gouvernement américain espère, grâce au nouveau centre, devenir un leader dans ce domaine permettant aux partenaires industriels de se positionner rapidement sur ce nouveau marché très prometteur.

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http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56361.htm

Annonce du GDR “Couleur et matériaux à effets visuels”

Mardi, octobre 21st, 2008

Le GDR “Couleur et matériaux à effets visuels” vous propose une Ecole au mois de décembre :

“Méthodes et techniques de caractérisation de la couleur et des effets visuels sur les matériaux : années 1998 – 2018″ à Paris du 9 au 11 décembre 2008.

Le pré-programme ainsi que les conditions de participation sont résumé dans l’annonce au format pdf.

L’équipe du GDR demande de faire connaître dès maintenant votre intention de participation à cette Ecole par mail : gdr-couleur@insp.jussieu.fr. Une information plus complète avec le programme définitif et un bulletin d’inscription seront disponibles prochainement.

Site du GDR : www.insp.upmc.fr/gdrcouleur

Vers des nouvelles procédures de revêtement pour plus de précision au laser

Dimanche, octobre 12th, 2008

Le Centre laser de Hanovre LZH coordonne le projet du réseau TACo (Tailored Automated Coating) qui a pour objectif de contrôler les processus d’ions à l’aide de concepts sensoriels nouveaux et d’algorithmes de commande améliorés. Cela pourrait permettre ensuite de construire des chaînes de fabrication adaptatives et d’automatiser la production.

Les composants optiques élaborés avec un revêtement haute performance sont de plus en plus utilisés, que ce soit dans les applications de mesure, les applications laser, pour les biotechnologies ou la biomédecine. C’est pour filtrer ou dévier de façon efficace la lumière par exemple, ou pour réduire les réflexions non souhaitées que de tels revêtements complexes sont utilisés.

TACo est un réseau constitué de 14 partenaires et de 2 instituts de recherche. Il a été officiellement créé début 2007 avec pour objectif de mettre au point, en Allemagne, des procédés adaptatifs et innovants dans le domaine des couches minces. Le projet est principalement axé sur les concepts et procédés de revêtements suivants : Ion Assisted Deposition, Ion Beam Sputtering et Magnetron Sputtering. Les procédures de revêtement sont combinées avec de nouvelles simulations pour le développement du design. Un autre aspect du projet de ce réseau est la combinaison des méthodes de mesures in situ optiques et non-optiques pour un ajustement des paramètres en temps réel donnant lieu à une meilleure stabilité.

Les résultats de ces travaux permettront de développer de nouveaux produits et de leur ouvrir de nouveaux marchés. Les concepts de procédés innovants permettront de fabriquer une grande palette de produits non seulement dans les domaines de l’optique de précision et de l’optique laser, mais aussi de l’optique de consommation.

Le réseau TACo bénéficie d’un soutien du Ministère fédéral de l’économie et de la technologie (BMWi) dans le cadre du programme “Innonet” de soutien aux réseaux innovants jusque fin 2009.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55672.htm