Archive for the ‘Energie - Environnement’ Category

Nouveau procédé optique pour mesurer le taux de lycopène des tomates

Mardi, mars 17th, 2009

Des chercheurs de l’Université Laval viennent de mettre au point un procédé optique capable de mesurer le taux de lycopène contenu dans les tomates, sans les détruire.

Jusqu’à présent la méthode courante pour mesurer ces pigments rouges présents en concentration variable dans les fruits et légumes exigeait de les mettre en purée. Les chercheurs Martine Dorais, professeur associé à l’Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels et chercheur à Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), et ses collègues Alain Clément (AAC) et Marcia Vernon (Institut national d’optique) proposent dans un récent numéro du Journal of Agricultural and Food Chemistry un procédé non destructif.

Les tests effectués sur une centaine de tomates de différents cultivars révèlent que la signature lumineuse obtenue à l’aide d’un spectroscope permet de prédire avec un coefficient de corrélation de 0,98 la concentration en lycopène mesurée par analyses physicochimiques.

Cette méthode semblerait également prometteuse pour mesurer la concentration de pigments, de vitamines et de composés organoleptiques bénéfiques pour la santé mais aussi les composés néfastes comme les pesticides, les métaux lourds et les microorganismes.

“La spectroscopie offre donc la possibilité à l’industrie agroalimentaire d’avoir un outil d’évaluation de la qualité spécifique ou globale d’un fruit de façon très rapide, rigoureuse et non destructive” explique Martine Dorais.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58245.htm

Lumière intelligente (Smart Lighting) : création d’un nouveau centre de recherche dédié à la technologie LED aux USA

Mardi, octobre 21st, 2008

La National Science Foundation (NSF) a investi dans un nouveau centre de recherche ERC (Engineering Research Center) dont le but est de développer la prochaine génération de composants lumineux, plus intelligents, plus écologiques et innovants. Trois universités sont au coeur de ce projet : l’institut polytechnique de Rensselaer, l’université du Nouveau Mexique et l’université de Boston. Elles seront soutenues par d’autres universités, des partenaires industriels ainsi que par le gouvernement. La technologie des diodes électro-luminescentes, ou LEDs (light-emitting diodes), permet un gain d’énergie considérable, une plus grande longévité et, depuis récemment, commence à être utilisée comme instrument de communication.

L’institut polytechnique de Rensselaer, leader du projet, bénéficiera de la majeure partie du financement: 18,5 millions de dollars sur 5 ans. Il s’appuiera également sur des fonds provenant de partenaires industriels et de l’état de New York (1,7 millions dollars la première année). Ce centre sera le premier ERC dans le domaine de l’optique et de l’électronique se concentrant sur les avancées de la technologie LED (Diodes électroluminescentes) pour de nouveaux systèmes lumineux.

Le but est de développer une nouvelle source de lumière plus écologique surnommée la “lumière intelligente”. D’après E.Fred Schubert, professeur à Rensselaer qui dirige le centre, cet ERC “se focalisera sur trois domaines […] le développement de nouveaux matériaux, de nouveaux dispositifs technologiques et de nouveaux systèmes d’applications pour avancer dans la compréhension et la prolifération des technologies luminescentes intelligentes”.

Un des objectifs des chercheurs est d’adapter la technologie de “la lumière intelligente” au sans fil. Ils espèrent pouvoir substituer aux ondes radios une technologie basée sur la lumière. D’après Dean Kenneth R.Luchten, de l’University College of Engineering de Boston, “la lumière intelligente offre le potentiel de réorienter et de faire avancer les technologies de la communication sans fil”. Les communications seraient alors plus rapides, plus sûres et moins coûteuses en énergie que celles offertes par les technologies actuelles. La capacité de passer très rapidement de l’état “éteint” à l’état “allumé” sera la clé de cette technologie pour transmettre les données. L’éclairage de la pièce n’en serait pas perturbé, les changements rapides de lumière étant imperceptibles pour l’oeil.

Selon Thomas Little, professeur en ingénierie à l’université de Boston, il serait possible d’adapter un réseau de communication sans fil basé sur des LEDs au réseau d’éclairage déjà existant. Il suffirait de remplacer les ampoules classiques par des ampoules de type LED. Ce réseau aurait pour avantages une consommation basse, une haute fiabilité tout en ne générant pas d’interférence électromagnétique. De plus, il serait possible d’assurer un haut niveau de sécurité, la lumière blanche ne traversant pas les surfaces opaques (comme les murs), supprimant ainsi les fuites de données. Actuellement les chercheurs estiment que le réseau pourrait atteindre une vitesse de 10 Mbps mais que ces performances pourraient être très fortement augmentées avec les prochaines générations.

Les avancées technologiques réalisées pourraient avoir des répercussions sur plusieurs autres domaines. La recherche pourrait s’étendre à des disciplines telles que les communications, la santé, le contrôle automatique des véhicules et l’environnement. Comme E.Fred Schubert le fait remarquer, “les capacités de la lumière intelligente surpassent et transcendent les capacités de la lumière conventionnelle […] Nous pouvons créer sur mesure une source de lumière pour pratiquement n’importe laquelle des applications scientifiques ou commerciales”. Outre l’aspect écologique, le gouvernement américain espère, grâce au nouveau centre, devenir un leader dans ce domaine permettant aux partenaires industriels de se positionner rapidement sur ce nouveau marché très prometteur.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56361.htm

Des capteurs pour suivre le mûrissement des fruits

Mercredi, mars 12th, 2008

En collaboration avec une équipe de chercheurs de l’Université de Barcelone, un groupe de chercheurs de l’Institut Fraunhofer de technique de mesure physique (IPM) de Fribourg a développé un capteur permettant de suivre le processus de mûrissement des fruits. Ses deux principaux éléments sont un émetteur infrarouge semblable à un émetteur de chaleur, qui émet des rayonnements de différentes longueurs d’onde, et un filtre qui ne laisse passer que les rayons dont la longueur d’onde est de 10,6 micromètres, celle dans laquelle l’éthylène absorbe les rayonnements. Plus la concentration d’éthylène dans l’air est élevée, plus la quantité de rayonnements qui atteignent le détecteur -lui aussi situé dans le capteur- est faible.

La méthode se base sur le fait que les fruits, en mûrissant, dégagent de l’éthylène. Chacun a, en effet, déjà pu observer qu’une pomme mûrissait plus vite en présence, par exemple, d’une banane, fruit qui dégage une quantité particulièrement importante d’éthylène. Cet effet, qui détermine aussi la couleur des fruits, est utilisé par les grossistes, qui jouent ainsi sur la concentration en éthylène dans les hangars de stockage pour accélérer ou ralentir le mûrissement. Cependant, la vaporisation d’éthylène doit être contrôlée très finement car un excès entraîne rapidement le brunissement et le pourrissement des fruits. A l’inverse, lorsque beaucoup d’éthylène est aspiré des hangars réfrigérés, l’air refroidi sort également, ce qui a un coût non négligeable en énergie. D’où l’intérêt de capteurs de contrôle pour ajuster la concentration en éthylène.

La méthode de mesure de la concentration est déjà utilisée pour le CO2. Selon le Dr. Jürgen Wöllenstein, qui dirige le groupe de recherche, “le défi avec l’éthylène est que la longueur d’onde absorbée, 10,6 micromètres, est très élevée”. Les chercheurs ont donc dû s’assurer que le rayonnement pouvait parcourir un long trajet dans l’air, condition indispensable pour pouvoir observer l’effet d’absorption et mesurer correctement la concentration en éthylène. A l’aide de miroirs dorés, les chercheurs détournent les rayonnements de telle manière que ceux-ci parcourent une distance d’environ trois mètres à l’intérieur du capteur, qui fait la taille d’un paquet de cigarette. L’équipe a également optimisé l’émetteur infrarouge : il dégage ainsi un maximum de chaleur dans la longueur d’onde recherchée.

Un prototype du capteur est d’ores et déjà disponible. Dans deux ans environ, le capteur pourrait indiquer aux grossistes en fruits dans quel sens et jusqu’où ils doivent tourner le robinet d’éthylène …

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53485.htm

Des nanofils de silicium pour la conversion thermoélectrique de l’énergie

Vendredi, janvier 18th, 2008

Beaucoup de travaux de recherche sont orientés vers la fabrication de nanofils semiconducteurs qui sont porteurs d’applications potentielles très attrayantes dans de nombreux secteurs, électronique, bio-médical, énergétique, etc. Les méthodes de synthèse sont très souvent relativement complexes et donc coûteuses, et assez mal adaptées à une production de masse qui soit industrialisable.

Un groupe de Berkeley (Université de Californie) vient de proposer une voie intéressante pour fabriquer des nanofils de silicium par un procédé “electroless”. Il s’agit d’un mécanisme bien connu des électrochimistes, qui permet de dissoudre ou de déposer un matériau par un procédé électrochimique, sans que l’on impose de courant par l’extérieur, qui résulte de réactions d’oxydo-réduction spontanées en solution. Dans le cas de la méthode proposée, il s’agit du déplacement galvanique du silicium couplé à la réduction d’ions argent à la surface de l’échantillon. Ce procédé qui consiste simplement à tremper la plaquette de silicium dans la solution permet de fabriquer une forêt de nanofils de silicium alignés perpendiculairement à la surface de la plaquette, dont les diamètres sont dans l’échelle des 20 à 300 nm. La particularité de ces nanofils est de présenter des parois relativement rugueuses, contrairement à ce qu’on obtient par d’autres méthodes de fabrication.

Cette particularité est intéressante, car il semblerait qu’elle soit à l’origine d’un renforcement important (d’un facteur 100) des propriétés thermoélectriques des nanofils. En effet, leur conductivité électrique reste très proche de celle de l’échantillon de silicium utilisé, alors que leur conductivité thermique est fortement réduite à température ambiante, ce qui a pour effet d’augmenter fortement le facteur de mérite de conversion thermoélectrique. Même si l’origine de cet effet n’est pas encore vraiment comprise, on obtient par cette méthode un matériau facile à élaborer et finalement assez peu coûteux qui pourrait être exploité pour convertir l’énergie thermique en électricité.

Les performances de conversion mesurées par les chercheurs de Berkeley sont encore insuffisantes, mais les chercheurs pensent qu’elles peuvent être optimisées en jouant sur plusieurs facteurs, comme le diamètre des nanofils (qui pourrait être diminué au dessous de 50 nm), la rugosité de leur surface, ou encore le dopage du silicium.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52656.htm

Optique et Sciences Marines : le zooplancton sous les feux de la rampe

Lundi, novembre 19th, 2007

Malgré sa taille minimale (comprise entre 0,2 à 50 millimètres), le zooplancton joue un rôle de poids au sein de la chaîne alimentaire des populations marines, à l’interface entre plantes microscopiques et différentes espèces de poissons. Afin de ‘traquer” le petit animal, l’Institut Alfred Wegener (AWI) a mis au point, dans le cadre d’une coopération avec l’entreprise iSiTEC GmbH, un nouvel appareillage permettant l’acquisition optique du zooplancton évoluant dans son milieu naturel. Devant la lourdeur des méthodes traditionnelles de récolte de ce type de plancton, le système LOKI (Lightframe Onsight Keyspecies Investigation) propose ainsi de troquer les filets de pêche nécessaires à cette récolte, contre son oeil averti de caméraman, pour une exploration in situ de ces minuscules animaux marins.Equipé d’une caméra digitale à haute résolution, ce système permet de filmer en temps réel l’évolution de multiples espèces de plancton apparaissant à la lumière d’un éclairage innovant réalisé à l’aide d’une LED (Light Emitting Diode). L’ acquisition directe des paramètres environnementaux réalisée par l’appareillage permet en outre d’avoir accès à la salinité, la température et la concentration en algues. La classification des différentes espèces de zooplancton ainsi que la gestion des données sont quant à elles effectuées à l’aide d’un logiciel spécialisé. De plus, le système LOKI possède 2 types de fonctionnalités distinctes, permettant une utilisation in situ ou une application en laboratoire à l’aide d’un équipement plus léger.

Une expédition en Arctique du Polarstern, navire de recherche de l’AWI, achevée le 8 octobre 2007, a déjà permis de recueillir les premières données à l’aide de cet équipement ainsi que de tester son application en laboratoire.

Après un développement effectué sur 4 années, cet appareillage devrait être commercialisé dans un bref délai. Un système de location avec mise à disposition de personnel qualifié est également à l’étude.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51862.htm

IBM recycle ses processeurs défectueux pour en faire des capteurs solaires

Vendredi, novembre 9th, 2007

L’industrie des cellules solaires s’est trouvée dernièrement pénalisée par les hausses de prix de ses matières premières. En effet, à cause de la reprise du marché des semi-conducteurs et de la pénurie de Silicium qui s’en est suivie, les prix sont passés de 25 dollars/kg en 2004 à plus de 200 dollars/kg en 2006. Ainsi, cette industrie, qui connaissait une croissance de plus de 30%, estime sa croissance pour l’année 2007 entre 10% et 20%, et semble développer les cellules à base de film, moins performantes, mais nécessitant moins de silicium.

Les galettes de Silicium, les “silicon wafers”, sont principalement produites par quelques vendeurs, pour les grands fabricants de semi-conducteurs. La demande de semi-conducteurs a suffisamment augmenté pour justifier l’accélération du processus d’augmentation de la taille des galettes, pour atteindre 450mm (au lieu de 300mm actuellement), et ce dès 2012.

Puisque le coût de la matière première a fortement augmenté, le recyclage gagne en intérêt. De plus, les déchets des industries de semi-conducteurs ne sont presque pas traités, notamment afin de protéger les secrets industriels. IBM vient de faire une percée dans le domaine de ce recyclage. Le recyclage peut mettre à jour des procédés et des secrets industriels, puisque le Silicium expose les circuits, alors que ces industries sont très compétitives. Pour effacer les circuits, les méthodes habituelles de recyclage utilisent de nombreux gaz et acides corrosifs, comme H2SO4, HF, HNO3, ou de l’Ozone. Ces méthodes polluantes, consomment beaucoup d’énergie, demandent de nombreux équipements et dégradent en partie le Silicium. Enfin, on estime que recycler du silicium pour en produire un panneau solaire coûte alors en énergie près d’un tiers de l’énergie qu’il va produire tout au long de sa vie, ce qui est très important.

IBM Burlington, a annoncé avoir développé une technologie uniquement mécanique et abrasive qui permettra de recycler ces galettes usagées en panneaux solaires. Elle permet de réduire la consommation d’énergie de cette phase, de ne pas consommer d’acides, et d’accélérer le recyclage. Le Silicium ainsi obtenu n’est pas d’une pureté suffisante pour être réutilisé dans des processeurs, mais convient à des productions de panneaux solaires. Ceci permettra à IBM de recycler environ 3 millions de galettes par an et de faire baisser le prix du Silicium. IBM a été récompensé lors des Most Valuable Pollution Prevention awards pour cette technologie.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51846.htm

Amélioration du rendement des cellules photovoltaïques par procédés laser

Mardi, septembre 18th, 2007

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Le centre laser de Hanovre (LZH) et l’institut de recherche sur l’énergie solaire (ISFH) collaborent actuellement sur un projet de recherche destiné à faire la démonstration d’une technique de fabrication en masse de cellules photovoltaïques (PV) exploitant la technologie laser. Le nouveau procédé doit permettre une diminution des rebus, une réduction des coûts de finition et le développement de nouveaux concepts de cellules PV et de procédés visant à accroître leur rendement.

On assiste actuellement à une augmentation constante de la surface des tranches de silicium et à une réduction de leur épaisseur. Le recours habituel à la sérigraphie pour le dépôt des connexions métalliques, technique mal adaptée aux grandes dimensions, a pour effet d’accroître le taux des rebus et le nombre des cassures. La technologie laser en revanche, qui n’implique elle aucun contact, rend possible le traitement de couches plus fines et plus grandes avec moins de rebus. De plus, cette technologie autorise un taux d’automatisation supérieur.

Les cellules PV classiques atteignent d’ores et déjà leur seuil de rendement maximum (15-17%). Mais grâce au laser et aux nouveaux concepts et procédés qu’il laisse imaginer, il est possible d’accroître encore le degré d’efficacité des cellules. Via une texturation améliorée de la surface par exemple: en créant au laser des structures de surface de forme pyramidale, on peut augmenter la capacité d’absorption photonique. Ou encore, grâce à des petits trous percés au laser, on peut déplacer les contacts métalliques sur la face arrière et augmenter ainsi la surface absorbante disponible de 5-6%.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/50738.htm

Premier coup de pioche pour une tour solaire expérimentale unique au monde

Lundi, septembre 10th, 2007

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Le lancement des travaux de construction d’une tour solaire thermoélectrique de recherche unique en son genre a été inauguré à Jülich le 31 août 2007 par le secrétaire d’Etat parlementaire au Ministère de l’environnement, Michael Müller (SPD). Elément clef de cette centrale électrique innovante, le récepteur solaire a été développé et breveté par le centre de recherche aérospatiale allemand (DLR). Cette installation de recherche et de démonstration doit servir de base pour le développement d’une technologie d’avenir : “La technologie innovante qui doit être testée ici à Jülich, est unique au monde. Son développement doit servir à des applications dans les pays du sud à fort ensoleillement. C’est ainsi que l’on consolidera l’avance allemande dans la production thermoélectrique solaire”, a déclaré le secrétaire d’Etat.

Source ADIT : voir l’article entier

Tests de supraconductivité sur des cables électriques

Vendredi, septembre 7th, 2007

Sumitomo Electric Industries va procéder à des tests électriques avec des matériaux supraconducteurs à partir de 2010 sur les équipements de Tokyo Electric Power (TEPCO). Des câbles supraconducteurs seront installés dans les transformateurs de TEPCO. Ce sera la première fois que des tests de supraconductivité auront lieu sur des équipements à usage commercial. Le fait que de tels essais soient menés indique que la mise sur le marché des matériaux supraconducteurs est proche.

Les câbles électriques que Sumitomo Electric prévoit d’utiliser sont composés d’un matériau à base de bismuth, découvert dans les années 1980 par un chercheur japonais. A une température de -196°C (77K) , la résistance électrique du matériau est réduite à zéro, rendant nulles les pertes accompagnant la conduction électrique. Les expériences seront menées sur deux ans, afin de déterminer la viabilité commerciale du produit.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/50880.htm

Une découverte récente permet d’augmenter le rendement de cellules solaires organiques

Vendredi, juillet 27th, 2007

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Le coût de fabrication et le poids élevés des cellules photovoltaïques à base de silicium sont des obstacles à leur utilisation massive. Les cellules organiques constitue une alternative intéressante en terme de réduction de coût et de poids, mais les rendements actuels de ces cellules sont encore trop faibles (moins de 5% contre 15% environ pour celles à base de silicium) pour que cette technologies puisse être considérée comme viable d’un point de vue commercial.

Une découverte faite au centre des polymères et des solides organiques de l’UCSB (Université de Californie, Santa Barbara) constitue une voie intéressante pour augmenter de façon significative l’efficacité des cellules photovoltaïques organiques. Cette découverte est due à Alan Heeger qui a travaillé avec Kwanghee Lee en Corée et une équipe d’autres scientifiques pour créer une nouvelle cellule solaire organique dite “tandem”. Les cellules “tandem” sont des multicouches composés de deux cellules photovoltaïques de gap différents qui permettent de recueillir un plus large spectre de rayonnement solaire.

« Le résultat pour l’efficacité est de 6,5 %, » a indiqué A. Heeger. « C’est le plus haut niveau pour les cellules solaires réalisées à partir de matériaux organiques. Je suis confiant sur le fait que nous puissions apporter des améliorations additionnelles qui entraineront des efficacités suffisamment hautes pour conduire à des produits commerciaux. » Il s’attend à ce que cette technologie soit sur le marché dans environ trois ans. La nouvelle architecture “tandem” serait moins chère à produire et il serait possible d’utiliser des technologies d’impression et de dépôt sur des substrats légers et flexibles de grande taille.

« Le dispositif multicouche est l’équivalent de deux cellules en série. » a dit Heeger. Des piles solaires tandem ont été fabriquées avec des matériaux comportant des polymères semiconducteurs et des dérivés du fullerene. Les cellules sont séparées et reliées par le matériau TiOx, un oxyde de titane transparent. C’est la clef du système multicouche qui permet d’obtenir de meilleures efficacités. TiOx transporte des électrons et est une couche de collecte pour la première cellule. En outre, il agit en tant que base stable qui permet la fabrication de la deuxième cellule, permettant de ce fait l’architecture en tandem.

Alan J. Heeger a partagé le prix Nobel de chimie en 2000, avec Alan MacDiarmid et Hideki Shirakawa, pour la “découverte et le développement des polymères conducteurs”. Konarka, une compagnie qu’il a co-fondée avec Howard Berke pour développer et lancer les cellules solaires basées sur cette technologie, a été récemment citée comme l’une des « Dix [entreprises] à observer » dans un nouveau livre, “The Clean Tech Revolution”.

Sources :

Photovoltaïque : vers des rendements de 20%

Mardi, juillet 24th, 2007

Mitsubishi Electrics a annoncé le 31 mai qu’elle a atteint un rendement de conversion de 18%, le plus élevé du monde, sur des cellules photovoltaïques (PV) de 150 mm de côté. Cette valeur a été vérifiée par l’AIST (Advanced Industrial Science and Technology) qui dispose du seul laboratoire japonais de validation de ces cellules. Cette performance permet d’augmenter de 7% la génération d’électricité par m2 de module PV.

L’entreprise a utilisé trois technologies qui lui sont propres afin d’augmenter le rendement de ses cellules PV :
- La réflectivité de la surface de captage a pu être réduite par gravure ionique réactive utilisant un masque nanométrique, augmentant ainsi l’absorption de lumière. Cette technologie est issue d’un projet de la NEDO (New Energy and Industrial Technology Development Organization).
- Le temps de recuit des composés a été diminué afin de limiter les pertes dans les électrodes.
- La taille de la grille de collection a été réduite de 40% augmentant ainsi la surface de production électrique.

Un laboratoire de l’université d’Osaka a par ailleurs développé une nouvelle technique de fabrication permettant d’atteindre en théorie des rendements de conversion supérieurs à 20%. Le principe est de creuser de nombreuses micro-cavités à la surface des cellules PV afin de piéger la lumière et donc de limiter la réflexion lumineuse. Il serait alors possible d’atteindre des rendements de conversion supérieurs à 20%.

Des particules d’argent ayant un diamètre de 30 à 100 nm sont enfouies dans le substrat en silicium. Une catalyse à base d’argent permet de dissoudre le substrat aux alentours des particules. Celles-ci sont ensuite éliminées par voie chimique. On obtient ainsi une cellule PV avec des micro-cavités en surface. Le laboratoire va poursuivre ses recherches afin de creuser des cavités de forme plus complexe afin d’augmenter l’efficacité de collecte de lumière.

ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43178.htm

Un usage plus rationnel de l’énergie grâce à la météo

Mercredi, juillet 18th, 2007

L’université allemande d’Ulm, qui dispose de laboratoires modernes de recherche énergétique, a récemment signé un contrat de coopération avec l’entreprise augsbourgeoise Meteocontrol afin de disposer d’une base de données météorologiques utile pour la prévision des rendements des systèmes de production d’énergie. Spécialisée dans la prestation de services dans le domaine des énergies renouvelables, l’entreprise bénéficie en contrepartie du soutien de l’université dans le développement de nouveaux produits et services.

Les deux partenaires visent à une collaboration fructueuse incluant notamment des projets de recherche et développement communs. “Un approvisionnement durable en énergie, basé sur une utilisation accrue des systèmes décentralisés et sur des concepts innovants pour une maîtrise efficace de l’énergie, nécessite de combiner intelligemment les savoir-faire des domaines énergétique et météorologique”, explique le professeur Gerd Heilscher de l’université d’Ulm.

Pour améliorer la fiabilité des prévisions de rendement d’installations photovoltaïques par exemple, il est nécessaire de poursuivre le développement des techniques d’acquisition et d’interprétation des données et de les tester. Les prévisions météorologiques peuvent également être exploitées en vue de réguler le climat intérieur des bâtiments et d’optimiser ainsi leur bilan énergétique.

Le traitement de données météo directement exploitables par des appareils électroniques peut s’avérer un bon point de départ pour le développement de services permettant de réaliser des économies d’énergie (électricité, chauffage, climatisation). A terme, des systèmes d’information installés dans les foyers et fournissant aux consommateurs des données claires sur leur consommation énergétique pourraient susciter une forte demande.

Source ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43385.htm

Photovoltaïque : initiative de 360 millions d’euros en Allemagne

Mardi, juillet 3rd, 2007

La ministre allemande de l’enseignement et de la recherche (BMBF), Annette Schavan, et les dirigeants des groupes BASF, Bosch, Merck et Schott ont présenté le 27 juin 2007 une initiative technologique commune pour le développement de la filière photovoltaïque dite “organique”. A cette occasion, Mme Schavan a déclaré que cette initiative “montre comment nous unissons nos forces et investissons dans les nouvelles technologies. C’est ainsi que nous appliquons avec succès la stratégie “High-tech” du gouvernement fédéral”.

Au cours des prochaines années, l’Etat fournira 60 millions d’euros et les entreprises citées 300 millions d’euros pour le financement de projets de recherche. Le but est de développer une nouvelle génération de cellules photovoltaïques beaucoup plus légères et performantes en utilisant polymères et matériaux organiques. Les cellules organiques du futur seront transparentes, flexibles et particulièrement minces. Installées sur les toits, les façades ou même les fenêtres, elles produiront le courant nécessaire à la consommation électrique des bâtiments. Adaptées sur les téléphones portables, elles en fourniront l’alimentation électrique.

Le premier appel à projet dans le domaine du photovoltaïque organique a été lancé le 27 juin par le BMBF dans le cadre de trois programmes de soutien (”Technologies optiques”, “Innovations dans les matériaux pour l’industrie et la société - WING” et “Recherche fondamentale pour l’Energie”).

Source : ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43484.htm