Archive for the ‘Eclairage - Affichage’ Category

Penny Interactive Glasses : mieux que Minority Report !

Mercredi, mai 20th, 2009

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Jeudi 7 Mai 2009 à l’Ecole Royale polytechnique de Stockholm (KTH : Kungliga Tekniska Högskolan), Erik Lundström, fondateur et PDG de Penny, est venu présenter et illustrer le fonctionnement de ses lunettes fantastiques au travers desquelles on peut voir par transparence un écran d’ordinateur dans l’environnement. L’équipe de la mission scientifique de l’ambassade de France en Suède était présente. Ce projet inédit est interdisciplinaire puisqu’il fait appel à l’optique, à la mécatronique (regroupement des techniques du génie mécanique, de l’électronique, de l’automatisme et de la micro-informatique) et à la programmation.

Ces lunettes interactives utilisent la rétine en qualité d’écran transparent virtuel. Le but est d’offrir la possibilité de contrôler un périphérique externe sans l’intervention des mains. L’utilisateur observe non seulement un affichage de contenu, mais peut également naviguer et faire des sélections dans un environnement totalement transparent. Ce système est fait pour tous ceux qui veulent avoir les mains libres pendant leur travail tout en profitant des programmes, des fonctions et de la puissance d’un ordinateur.

Techniquement parlant, cette technologie repose sur 3 fonctions :
- la projection d’affichage (PDS : Projection Display Solution);
- le capteur de mouvements (MTS: Motion Tracking System);
- le bouton de commande (CBS : Command Button Sensor).

Le PDS (Projection Display Solution) est la solution complexe qui permet de projeter sur la rétine de l’utilisateur l’interface couplée (PC par exemple). Cet appareillage offre la possibilité de voir non seulement l’affichage de l’écran virtuel mais aussi la réalité par transparence. A l’image du couple “écran-souris”, le MTS (Motion Tracking System) est une nouvelle alternative proposée à l’utilisateur pour naviguer dans l’interface de son PC. Sa caractéristique principale est d’être main libre. Le système conçu est positionné sur l’utilisateur qui, par de légers mouvements de tête, peut déplacer le curseur, sauter dans les listes, déplacer des objets dans l’interface etc.

Le CBS (Command Button Sensor) est inédit. Il s’agit d’un capteur qui se fixe facilement sur la tempe ou la joue et permet de cliquer. Le capteur est dessiné pour s’adapter et convenir à chacun, indépendamment des différences anatomiques. Il s’ajuste (70° de rotation) contre le visage, et capte les mouvements des muscles.

Courant avril 2009, Penny a été distingué par le Red Herring 100 Europe, à Berlin (Red Herring est une revue américaine focalisée sur l’actualité relative aux nouvelles technologies). Penny s’est vue classée comme l’une des 100 entreprises de technologie les plus prometteuses en Europe. Le 8 mai 2009, Erik Lundström a pris l’avion pour les Etats-Unis où Red Herring le classe dans le top 100 “global” également (classement mondial). Cette distinction confirme l’intérêt que porte le monde scientifique à ce projet. Pas étonnant quand on énumère les secteurs intéressés : défense, santé-médecine, industrie, jeux vidéos… dont l’un des principaux besoins est de travailler dans un environnement informatique mobile tout en ayant les mains libres.

Penny vient de signer des contrats avec Nokia, Saab Technologies, Volvo information technology, Samsung pour ne citer qu’eux. En France, APEM et Thomson viennent de prendre contact et les négociations sont en cours. Erik Lundström, fondateur et PDG de Penny travaille seul sur ce projet depuis des années. Il emploie maintenant une quinzaine de personnes (sous-traitants exclus).

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59097.htm

L’éclairage urbain de Taiwan entièrement équipé de lampes à diodes électroluminescentes (LED) d’ici 2011

Mardi, mai 12th, 2009

Dans le cadre de la politique de développement de l’industrie de l’énergie verte sous l’impulsion du ministère de l’Economie taiwanais, l’intégralité de l’éclairage urbain de Taiwan, qui compte près de 700.000 ampoules, sera remplacée par des lampes à diodes électroluminescentes (LED) à faible consommation.

Le ministre de l’Economie YIIN Chii-Ming a déclaré lors d’une conférence de presse que Taiwan effectuerait une première mondiale en installant cette technologie de diode électroluminescente sur l’ensemble de son territoire.

Ce projet fait partie du plan de développement de l’industrie de l’énergie verte à l’horizon 2015. Il soutient les industriels concevant des technologies et des produits respectueux de l’environnement et permettant d’économiser de l’énergie. L’objectif est d’une part de réduire la production de CO2 de Taiwan et d’autre part de faire du secteur de l’énergie verte un nouveau pôle de l’économie taiwanaise. Cette initiative fait suite au plan de développement de l’industrie des semi-conducteurs taiwanais qui a décollé dans les années 1980, puis à celui qui a permis à l’industrie de l’optoélectronique de se développer dans les années 1990. Taiwan est en quête d’un nouvel élan économique qui lui permettrait un second “miracle taiwanais”.

Taiwan va coopérer avec la Chine dans la technologie LED. Le premier ministre taiwanais LIU Chao-Shiuan va entamer des discussions avec son homologue chinois WEN Jia-Bao afin de s’entendre sur un accord de standardisation de la certification des LED, dans le cadre du plan de coopération des deux gouvernements pour créer une plateforme industrielle inter-détroit capable de rivaliser avec les concurrents industriels mondiaux.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59024.htm

Un papier électronique couleur pour lire les journaux

Mardi, mars 17th, 2009

Il y a quelques années encore il s’agissait d’un rêve devenu aujourd’hui une réalité : le papier électronique apparaît comme l’outil capable de révolutionner l’industrie de l’impression. Fin, souple, léger et peu coûteux en énergie, celui-ci a de nombreuses applications :
- Transport : des publicités et des informations peuvent être changés en fonction du lieu par des données qui viennent directement d’Internet. Les horaires des bus, l’état du trafic routier… peuvent être mis à jour en temps réel.
- Cartes prépayées : le montant restant peut être affiché quelque soit le nombre d’utilisations.
- Livre électronique (ou e-reader) devient portable, fin, souple et capable de stocker de nombreux ouvrages tout en gagnant les multiples avantages des documents électroniques (moteur de recherche, notes…)
- Domotique : Les posters permettent de modifier la décoration dans une pièce

Outre ces nombreuses possibilités, le développement d’e-readers, tels que le Kindle d’Amazon, qui permet de lire livres et journaux, a conduit cette nouvelle technologie vers un succès grandissant. Bien qu’offrant de multiples avantages par rapport aux écrans LCD, les e-readers en vente sur le marché n’affichaient pas encore la couleur. Depuis peu, le “Flepia” de Fujitsu est le seul d’entre eux commercialisé qui permet de visualiser en couleur les journaux sur un support de format A4 ou A5.

Fujitsu Laboratoires Ltd., Fujitsu Frontech Limited et Fujitsu Limited ont conçus ensemble un papier électronique qui peut être souple ou rigide selon son usage. Il est l’élément de base du Flepia, un terminal doté d’un écran couleur qui possède les fonctionnalités d’organiseur, d’ebook et de navigateur web. Présenté fin avril 2007, sa commercialisation a débuté en 2008 pour les entreprises au japon et plus tard sur les marchés étrangers. La version grand publique du produit est encore à l’essai.

Fujitsu Ltd et Fujitsu Frontech ont conduit récemment des essais de la console Flepia avec SoftBank Telecom et Mainichi Newspapers Co Ltd. Ceux-ci ont été réalisés dans le “Termina Kinshicho Fujiya Restaurant” où les consommateurs pouvaient manipuler gratuitement les 4 terminaux présents afin de consulter le journal et les publicités qui étaient envoyés via un réseau sans fil. Les tests de satisfaction effectués avait pour but de déterminer si le produit peut servir de support pour lire le journal et s’il peut permet la promotion de produits entraînant ainsi l’augmentation des ventes. Les informations publiées comprenaient le “Mainichi Shogakusei Shimbun” (le journal Mainichi pour les élèves d’école primaire), les annonces à la fois pour le restaurant Fujiya et pour le centre commercial Termina, les horaires de train de la Japan Railways ainsi que des prévisions météorologiques. Les utilisateurs pouvaient consulter le journal grâce au terminal tout en attendant leur commande ou regarder les publicités et les horaires de train qui étaient affichées automatiquement lorsque le terminal n’était pas utilisé par exemple lorsque le consommateur mangeait.Le système qui utilise de l’énergie uniquement lorsque les images sont renouvelées, possède une grande autonomie et n’as pas besoin d’être rechargé pendant les heures de service, il n’y a donc pas besoin d’installer une prise électrique à proximité des tables du restaurant contrairement au terminaux LCD qui en requièrent une.

Le Flepia existe en deux versions : A4 (écran 12″) et A5 (écran 8″), toutes deux avec un affichage en 8 ou 4096 couleurs et une résolution XGA (768 x 1024 pixels). Le terminal est composé d’un écran tactile, d’une connexion WiFi 802.11 b/g, d’un port pour carte SD et d’un port USB 2.0. Avec une carte mémoire de 4GB, il peut stocker jusqu’à un an d’abonnement à un quotidien numérique ou environ 5000 livres. Sa batterie lithium polymère lui permettant d’avoir une autonomie annoncée de 50 heures en utilisation. Il reste relativement léger environ 320 grammes et 480 grammes respectivement avec une épaisseur de seulement 12mm. Il est doté de différents logiciels permettant d’afficher des pages web, des courriers électroniques ou des documents Word ou Excel. Le dispositif possède aussi d’un système de sécurité avec un mot de passe de 16 caractères qui crypte les données avec l’algorithme de chiffrement AES 128 bit. Afin d’assurer la non diffusion des données, Fujitsu Frontech fournira un service qui localisera le terminal, le bloquera et effacera les informations quand celui-ci sera déclaré perdu.Le papier électronique de Fujitsu est composé de trois couches superposées de couleurs rouge, verte et bleue qui se situent sur une couche qui absorbe la lumière, éliminant le besoin de filtres de couleurs et de films polarisants présents dans les écrans LCD conventionnels . Chacune des couches de couleur est composée de deux films transparents munie d’électrodes situées de part et d’autre d’une couche étanche qui contient des cristaux liquides de couleur, voir illustration à l’url :
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/cAv5Z
Ces cristaux liquides cholestériques possèdent deux états stables :
- un état où les molécules sont horizontalement alignées et ne reflètent pas la lumière
- un état où les molécules sont verticalement alignées et reflètent une longueur d’onde spécifique (450nm pour le bleu, 550nm pour le vert, 650nm pour rouge).

En appliquant un champ faible ou un fort sur les molécules il est possible de les faire passer d’un état à l’autre, permettant ainsi de refléter ou non la lumière. La superposition des trois couleurs et de la couche absorbante permet alors de faire apparaître la couleur voulue à la surface d’un pixel du papier électronique, l’ensemble des pixels formant alors une image, voir les illustrations aux urls :
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/CETUs
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/3XT6E
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/aIM4u
- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/jOc3q

De plus, comme le système utilise une méthode identique à la réflexion de la lumière naturelle, il est moins fatiguant pour les yeux que les techniques d’affichages classiques qui nécessitent un rétro éclairage ou l’émission d’électrons. Enfin comme les molécules possèdent deux états stables, une fois l’image mise en place sur le papier il n’y a pas besoin d’énergie pour la conserver. Sa faible consommation en énergie le rend donc plus respectueux de l’environnement.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58188.htm

Des diodes électroluminescentes à lumière blanche comme lampe du futur

Vendredi, mars 6th, 2009

L’Union européenne souhaite interdire les lampes à incandescence. Leurs principaux remplaçants sont les lampes à basse énergie, mais qui contiennent du mercure, lui aussi en passe d’interdiction pour sa toxicité. Quelles seront donc les lampes du futur ? Une coopération suédo-japonaise vient de mettre au point une diode électroluminescente qui peut émettre de la lumière blanche, comparable à celle du jour. Elles seraient donc utilisables pour éclairer nos habitations.

Les diodes électroluminescentes (DEL) existent depuis longtemps et sont largement utilisées pour des phares de voiture ou pour des lampes de poche. Malheureusement, les diodes actuelles, à base de nitrure, produisent une lumière bleue d’apparence plutôt froide. Elles ne sont donc pas adaptées pour éclairer des pièces d’habitations.

Le groupe Semiconductor energy and environmental materials (Senmat) de l’université de Linköping (Suède) et un groupe de recherche de l’université Meijo (Japon) ont réussi à créer une DEL à base de carbure de silicium (SiC). En insérant des petites quantités d’azote, de bore et d’aluminium, ils sont parvenus à obtenir une lumière blanche, équivalente à la lumière du jour. En variant ces quantités, il leur a aussi été possible d’obtenir une lumière “jaune”, c’est-à-dire équivalente à celle produite par les lampes à incandescence.

Si elles peuvent être commercialisées, ces lampes seront de très efficaces substituts aux technologies actuelles. Elles ont en effet un rendement entre 30 et 50 pour cent, là où les lampes à incandescence ne transforment en lumière que 5 pour cent de l’énergie utilisée. De même, la durée de vie de cette DEL atteint 300.000 heures, là où les lampes à basses énergies ne durent que 10.000 heures et les lampes à incandescence 1.000 heures.

L’utilisation du carbure de silicium dans les DEL n’est pas une nouveauté. De fait, la première DEL, produite en 1907, était déjà à base de ce matériau, mais le carbure de silicium de l’époque était de mauvaise qualité et le rendement des diodes était bas. Le succès de cette version est dû aux nouvelles techniques de production développées par l’équipe de Linköping depuis les années 90. Le carbure de silicium utilisé pour cette diode a été produit par le “processus de croissance par sublimation rapide” (Fast Sublimation Growth Process), à la fois efficace et écologique. Les chercheurs travaillent maintenant à adapter leur méthode pour la rendre applicable industriellement.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58109.htm

Magique : des OLEDs tactiles

Mercredi, décembre 17th, 2008

Les diodes électroluminescentes organiques (OLEDs) sont l’une des technologies les plus prometteuses dans les solutions d’éclairage. Elles ont des propriétés bien supérieures à celles des sources ponctuelles de lumière telles que les ampoules à incandescence ou les LEDs. Un développement auxiliaire à leur fonction principale d’éclairage vient d’être réalisé au sein de l’Institut Fraunhofer des microsystèmes photoniques (IPMS). Les chercheurs de l’IPMS ont développé, pour la première fois au monde, une source lumineuse OLED disposant d’une surface interactive tactile.

Le contrôle tactile sur les OLEDs est une technologie efficace et sécurisée puisque les OLEDs sont une source de lumière froide sur laquelle aucune brûlure n’est envisageable. Selon Jörg Amelung, responsable du Département des matériaux organiques à l’IPMS, “la fonction tactile procure une nouvelle perception de la lumière. C’est magique : il est possible d’allumer et d’éteindre le dispositif par une simple pression sur la surface lumineuse”. De plus, il est également possible de faire varier l’intensité lumineuse par un mouvement du doigt sur la surface. Avec cette technique, les interrupteurs traditionnels deviendront rapidement obsolètes.

L’intégration de ce type de technologie nommée “Touch Function” nécessite habituellement pour d’autres surfaces une couche sensitive tactile. L’intégration de la fonction tactile réalisée par l’IPMS est remarquable du fait qu’elle utilise l’OLED elle-même comme détecteur du signal tactile. Intégrée à un circuit électrique adapté, presque chaque OLED pourrait être équipée d’un tel dispositif.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/57026.htm

Une diode électroluminescente blanche avec un indice de rendu de couleur supérieur à 90

Jeudi, novembre 27th, 2008

Les diodes électroluminescentes (DEL : LED en anglais) sont des produits en plein développement. On cherche tout particulièrement à obtenir des DEL émettant dans le blanc. La voie généralement suivie aujourd’hui pour produire de la lumière blanche à partir de DEL consiste à déposer sur une DEL bleue un luminophore (intégré dans une résine epoxy) émettant dans le jaune (la lumière blanche est obtenue par addition des couleurs bleue et jaune).

Des chercheurs de l’Université nationale de Taiwan (NTU) ont dévoilé une nouvelle DEL blanche dont l’indice de rendu de couleur (IRC) est de 92,2 à 60 mA, grâce à la conception d’un nouveau luminophore à base de nitrure qui permet d’émettre dans le rouge (pic vers 642 nm), dans le vert (pic vers 538 nm) et aussi dans le bleu (pic vers 455 nm) en maintenant une température de couleur à 5 206 Kelvins.

L’indice de rendu de couleur (IRC) est la capacité d’une source de lumière à restituer les différentes couleurs du spectre visible sans en modifier les teintes. L’indice général de rendu des couleurs détermine la qualité d’une lumière à partir de l’indice de rendu de 8 couleurs normalisées. Une valeur de 100 correspond à une lumière blanche ayant le même spectre que celui de la lumière solaire.

Des DEL avec des IRC similaires ont déjà été conçues auparavant mais leurs défauts principaux sont une forte instabilité au moindre changement de température ambiante et une déviation importante de la couleur (0,0625 dans le système colorimétrique CIE) lorsque le courant augmente de 5 mA à 60 mA. Cette nouvelle DEL est plus stable et observe une déviation de 0,0022 pour la même augmentation de courant. Cependant, sa luminosité est 20% moins importante.

Cette technologie a été transférée à Everlight Electronics, la première entreprise insulaire dans le domaine des DEL.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56769.htm

Lumière intelligente (Smart Lighting) : création d’un nouveau centre de recherche dédié à la technologie LED aux USA

Mardi, octobre 21st, 2008

La National Science Foundation (NSF) a investi dans un nouveau centre de recherche ERC (Engineering Research Center) dont le but est de développer la prochaine génération de composants lumineux, plus intelligents, plus écologiques et innovants. Trois universités sont au coeur de ce projet : l’institut polytechnique de Rensselaer, l’université du Nouveau Mexique et l’université de Boston. Elles seront soutenues par d’autres universités, des partenaires industriels ainsi que par le gouvernement. La technologie des diodes électro-luminescentes, ou LEDs (light-emitting diodes), permet un gain d’énergie considérable, une plus grande longévité et, depuis récemment, commence à être utilisée comme instrument de communication.

L’institut polytechnique de Rensselaer, leader du projet, bénéficiera de la majeure partie du financement: 18,5 millions de dollars sur 5 ans. Il s’appuiera également sur des fonds provenant de partenaires industriels et de l’état de New York (1,7 millions dollars la première année). Ce centre sera le premier ERC dans le domaine de l’optique et de l’électronique se concentrant sur les avancées de la technologie LED (Diodes électroluminescentes) pour de nouveaux systèmes lumineux.

Le but est de développer une nouvelle source de lumière plus écologique surnommée la “lumière intelligente”. D’après E.Fred Schubert, professeur à Rensselaer qui dirige le centre, cet ERC “se focalisera sur trois domaines […] le développement de nouveaux matériaux, de nouveaux dispositifs technologiques et de nouveaux systèmes d’applications pour avancer dans la compréhension et la prolifération des technologies luminescentes intelligentes”.

Un des objectifs des chercheurs est d’adapter la technologie de “la lumière intelligente” au sans fil. Ils espèrent pouvoir substituer aux ondes radios une technologie basée sur la lumière. D’après Dean Kenneth R.Luchten, de l’University College of Engineering de Boston, “la lumière intelligente offre le potentiel de réorienter et de faire avancer les technologies de la communication sans fil”. Les communications seraient alors plus rapides, plus sûres et moins coûteuses en énergie que celles offertes par les technologies actuelles. La capacité de passer très rapidement de l’état “éteint” à l’état “allumé” sera la clé de cette technologie pour transmettre les données. L’éclairage de la pièce n’en serait pas perturbé, les changements rapides de lumière étant imperceptibles pour l’oeil.

Selon Thomas Little, professeur en ingénierie à l’université de Boston, il serait possible d’adapter un réseau de communication sans fil basé sur des LEDs au réseau d’éclairage déjà existant. Il suffirait de remplacer les ampoules classiques par des ampoules de type LED. Ce réseau aurait pour avantages une consommation basse, une haute fiabilité tout en ne générant pas d’interférence électromagnétique. De plus, il serait possible d’assurer un haut niveau de sécurité, la lumière blanche ne traversant pas les surfaces opaques (comme les murs), supprimant ainsi les fuites de données. Actuellement les chercheurs estiment que le réseau pourrait atteindre une vitesse de 10 Mbps mais que ces performances pourraient être très fortement augmentées avec les prochaines générations.

Les avancées technologiques réalisées pourraient avoir des répercussions sur plusieurs autres domaines. La recherche pourrait s’étendre à des disciplines telles que les communications, la santé, le contrôle automatique des véhicules et l’environnement. Comme E.Fred Schubert le fait remarquer, “les capacités de la lumière intelligente surpassent et transcendent les capacités de la lumière conventionnelle […] Nous pouvons créer sur mesure une source de lumière pour pratiquement n’importe laquelle des applications scientifiques ou commerciales”. Outre l’aspect écologique, le gouvernement américain espère, grâce au nouveau centre, devenir un leader dans ce domaine permettant aux partenaires industriels de se positionner rapidement sur ce nouveau marché très prometteur.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56361.htm

Un système d’éclairage urbain à base de LED distingué au salon de l’invention à Genève

Jeudi, mai 15th, 2008

La Polytechnic University of Hong Kong (PolyU) a été distingué avec l’un des plus prestigieux prix du Salon International des Inventions, des Techniques et Produits qui s’est tenu du 2 au 6 avril 2008 à Genève.

Le Prix de la Presse Internationale a été remis au Professeur Lee Wing-Bun, directeur du Département de Génie des Systèmes Industriels, pour son “système d’éclairage des rues LED à haute puissance avec un accroche-lampe modulaire”.

Ce dispositif d’éclairage public consomme seulement un dixième de l’énergie d’un système normal. Cette économie d’énergie réside dans la combinaison de lampes à LED (Light-Emitting Diode) sur un support modulaire et de l’utilisation de surfaces optiques qui uniformisent la distribution de lumière et permettent ainsi une meilleure efficacité énergétique selon le PolyU.

Voir le communiqué de presse du PolyU

Le papier électronique de Nemoptic présenté au Salon du Livre de Paris

Jeudi, mars 20th, 2008

L’écran A4 BiNem noir et blanc conçu par Nemoptic, une entreprise spécialisée dans le papier électronique (e-paper) pour applications portables grand public et professionnelles, présente la particularité de pouvoir conserver une image sans consommer aucune énergie, en dehors des mises à jour effectuées en moins d’une seconde, et offre un confort de lecture exceptionnel, comparable à la lecture sur papier. Avec 200 dpi, cet écran, dont l’épaisseur est inférieure à 2 mm et la luminosité dépasse les 30%, possède à ce jour la meilleure résolution du marché des écrans e-paper passifs de ce format (1650 x 2340 pixels). Il vient d’être présenté dans la cadre de l’atelier “Lectures de demain” lors du Salon du Livre de Paris qui s’est déroulé du 14 au 19 mars. Cet atelier s’articulait autour d’un parcours initiatique constitué de quatre pôles : E-book et encre électronique, supports nomades, savoir, numérisation.

“Cette présentation des nouvelles technologies de papier électronique au Salon du Livre montre bien le poids croissant des nouvelles formes de lecture dans le domaine de l’écrit”, explique Jacques Noels, le PDG de cette entreprise qui fêtera ses dix ans l’année prochaine. Rappelons que Nemoptic, basée à Paris, a déjà levé plus de 35 millions d’euros. Aujourd’hui, elle dispose d’une unité de production pilote en Suède et produit en grande série dans l’usine de Seiko Instruments Inc, au Japon. Précisons que la technologie de rupture BiNem (Bistable Nematic) qu’elle a développé peut être appliquée non seulement aux étiquettes électroniques, aux solutions points de vente et à la domotique mais aussi à de nombreux produits portables comme les livres et les journaux électroniques, les PC ultra-portables et les téléphones mobiles.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53625.htm

Nouvelle méthode de production des OLED

Vendredi, mars 14th, 2008

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General Electric (GE), aidé par Energy Conversion Devices (ECD), a mis au point une nouvelle méthode de production des dalles OLED, grâce à une collaboration de développement conjointe et à des financements du NIST (National Institute of Standards and Technology). En effet, le gouvernement américain aide à financer, à travers le NIST, des projets innovants de recherche ou de développement, afin de partager les risques d’investissements.

Les dalles visuelles à base d’OLED (diodes électroluminescentes organiques), sont une des pistes les plus sérieuses pour l’avenir des écrans plats et pour remplacer la technologie LCD, car elles présentent de très bonnes caractéristiques visuelles (angle de vision large, meilleure brillance et colorimétrie) alliées à une faible consommation.

L’idée derrière cette initiative consiste à essayer d’obtenir un processus de fabrication continu comme dans les imprimeries, une technique appelée “Roll-to-Roll”. Ceci permet d’obtenir des coûts de production unitaire très faibles, sachant que les écrans OLED sont affranchies des technologies très coûteuses de l’industrie du semi-conducteurs pour leur production. Cette idée était présente très tôt dans le développement de la technologie OLED, mais n’avait jamais été mise en pratique. Ainsi, après 4 ans de recherche et de développement et un investissement de 13 millions de dollars, ce groupe de développement, mené par GE Global Research a présenté publiquement sa technologie aboutie et fonctionnelle.

Cette avancée n’est pas sans rappeler les développements technologiques de Nanosolar, entreprise californienne, qui utilise une technique similaire de “roll-print” pour produire des panneaux solaires en couche mince à faible coûts.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53554.htm

Source GE :
http://www.grcblog.com/?p=247

E-paper et écrans LCD : deux prix décernés à Nemoptic

Mercredi, octobre 17th, 2007

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Spécialisée dans le papier électronique ou “e-paper” pour des applications portables grand public et professionnelles, Nemoptic, créée en 1999 et basée près de Paris, vient de remporter deux prix qui reconnaissent l’innovation apportée par sa technologie de pointe BiNem(R), ou Bistable Nematic. Cette dernière permet de produire des écrans à cristaux liquides (LCD) haute résolution pour le papier électronique. Rappelons que s’ils possèdent toutes les caractéristiques du papier imprimé les écrans e-paper permettent également d’afficher ou d’effacer électroniquement leur contenu. Ils peuvent être utilisés dans de nombreuses applications portables, comme les livres, les journaux, les documents ou les dictionnaires électroniques, les étiquettes électroniques ou les affichages sur le point de vente.

Précisons que les écrans conçus par cette entreprise française sont réputés non seulement pour leur ressemblance avec du papier imprimé, mais également leur consommation d’énergie nulle en état de veille et leur faible coût qui sont des critères importants pour la visibilité commerciales des produits utilisant des écrans de e-paper. Ainsi, contrairement à la plus part des écrans, ils peuvent être utilisés notamment pour des appareil portables. “Nous avons également démontré que cette technologie était compatible avec les substrats flexibles”, souligne Jacques Angelé, vice-président des programmes technologiques et co-fondateur de Nemoptic.

Le prix Frost & Sullivan de la technologie européenne de l’année 2007 et le Photon d’Argent qui viennent de lui être attribués confirme la réussite et le dynamisme de cette entreprise qui, rappelons-le, a signé en début d’année un accord de production avec Seiko Instruments Inc. pour fabriquer en grande quantité des modules d’écrans e-paper LCD BiNem. Parallèlement, Nemoptic a lancé un projet commun avec la société Label Headway pour produire des étiquettes électroniques. Enfin, cette entreprise, qui vient d’ouvrir une succursale au Japon destinée à piloter ses ventes en Asie, commercialise désormais un écran e-paper au format A4 haute résolution et a présenté une nouvelle version de son écran e-paper en couleur.
Nemoptic : http://www.nemoptic.com

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51427.htm

LEDtronics annonce des ampoules à base de LED à embout standard

Mercredi, octobre 3rd, 2007

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LEDtronics Short-Neck LED Bulbs Provide Long Life and Energy Savings for Architectural Lighting Designers.

LEDtronics announces its latest generation of PAR20 LED Short-Neck light bulbs. These direct incandescent replacement bulbs combine advanced Light Emitting Diode (LED) technologies, standard 25mm Edison screw bases and light-optimizing designs to produce vivid light. PAR20 LED bulbs are available in three light emitting angles (15°, 20°, and 22°) and in 120 volts AC. Other voltages like 12V to 240V AC or DC are available for qualified customers.

PAR20 Short-Neck LED bulbs measure 3.50 inches long and have a 2.53 inch diameter making them ideal for small spotlighting tasks, artwork accenting, and recessed lighting for ambient illumination. With a power draw of only 2.5 Watts the savings quickly add up over the standard PAR20 incandescent bulbs they replace. The standard PAR20 LED colors available are Warm White and XWarm White (3000 Kelvin), Cool White (7000 Kelvin), Super Red (633nm) and Aqua Green (525nm). Other LED colors as well as Infrared lamps are offered for qualified customers and quantities.

CREE fait une percée sur les LED à haute puissance pour l’éclairage

Mardi, octobre 2nd, 2007

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Cree annonce les meilleurs résultats pour l’efficacité de LED de haute puissance à la fois pour les types “warm-white” et “cool-white”. Les chercheurs de Cree ont annoncé aussi une autre percée pour les LED en obtenant la meilleure efficacité pour des “chips” opérant à 350 mA.

Ces dispositifs semi-conducteurs à base de GaN ont été examinées par le National Institute of Standards and Technology des USA (NIST), montrant une efficacité de 129 lm/W pour un émetteur de type “cool-white” (5813 K). Quant à elle, la version “warm-white” (2950 K) délivre 99 lm/W. Le NIST a examiné les LED après qu’elles aient été alimentées pendant cinq minutes, pour s’assurer que tous les effets thermiques étaient stabilisés.

L’intensité lumineuse totale pour chaque LED était de 135 lm pour le dispositif “cool-white”, et 104 lm pour l’équivalent “warm-white”. La semaine dernière, Cree a annoncé que son laboratoire avait rendu une LED sur un chip unique (”single-chip LED”) capable de l’émission plus de 1000 lm.

Ces étapes importantes doivent être considérés comme des résultats de laboratoire pour l’instant. Mais, Cree a une très forte expérience dans le passage de ses résultats de recherche en technologie de production appropriés à la fabrication de volumes importants (le délai visé est de deux ans).

Comme le note John Edmond de Cree, l’aspect principal de ces derniers résultats est qu’ils ont été réalisés avec des chips qui fonctionnent à 350 mA - le type de chips qui pourront être utilisés pour des applications générales d’éclairage.

Tandis que des LED de plus hautes efficacités ont été vus précédemment, celles-ci sont plus petites et à faible intensité fonctionnant autour de 20 mA. Nichia lance actuellement sa production de telles LED, par exemple.

Les défis principaux pour les technologues de Cree maintenant seront de proposer une manière de traiter la chaleur produite par les grands chips à forte intensité et de les fabriquer avec un processus à haut rendement.

S’ils y parviennent, ces dispositifs pourraient être, à l’avenir, un des éléments principaux pour des éclairages à base de LED peu coûteux et à haute efficacité.

Une nouvelle OLED blanche efficace et stable

Dimanche, septembre 23rd, 2007

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Une OLED blanche à basse consommation pourrait devenir une alternative aux sources de lumière classiques.

Des chercheurs de l’université de Hong Kong affirment avoir développé la plus efficace des WOLED (White Organic Light Emitting Device) non-dopée en utilisant un seul matériau émettant de la lumière blanche. Ils estiment que leur dispositif avec sa haute pureté et sa stabilité en couleur surpasse les WOLED existants et est même une alternative plus efficace et plus favorable à l’environnement que les LED inorganiques.

Ils obtiennent effectivement d’après leur article une luminance de 10 000 cd/m2 mais avec un rendement de 9 lumen/W. Toutefois, l’équipe espère finalement réaliser un rendement en puissance de 100 lumen/W en incorporant des nanomatériaux dans les matériaux organiques.

Article original : Applied Physics Letters 91 023503

Source : http://optics.org/cws/article/research/31026

Imprimante à circuits électroniques organiques

Vendredi, septembre 21st, 2007

Toshiba a développé une technologie permettant d’imprimer de la matière organique à très haute viscosité sur n’importe quel support. Ceci permet de tracer des circuits avec une haute précision. Les applications principales sont les OLED (diodes électroluminescentes organiques) et les cellules photovoltaïques organiques. Toshiba vise une mise en application dans 5 ans.

L’entreprise a réalisé une impression par ultrasons, remédiant ainsi à l’utilisation de buses qui ne peuvent injecter de liquides trop visqueux. Expérimentalement, Toshiba est parvenu à imprimer des gouttes de 70 micromètres de diamètre contenant de la résine ou du phosphore sur une LED bleue pour obtenir une LED blanche. La luminescence obtenue était uniforme.

Ce nouveau procédé d’impression n’est réalisable actuellement que sur un seul élément à la fois. Toshiba travaille sur l’alignement d’éléments en parallèle afin d’étendre cette technologie à de plus grandes surfaces. Le groupe compte aussi développer l’impression de circuits conducteurs.

L’électronique organique est caractérisée par la faible épaisseur et la légèreté de ses éléments (OLED, cellule photovoltaïque organique, papier électronique) et son marché est estimé à 20-40 milliards d’euros en 2015. Le développement de meilleures technologies d’impression devient alors indispensable à une production de masse peu coûteuse.

Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51107.htm

Des cellules photovoltaïques pour rendre les OLEDs plus lumineuses

Vendredi, août 3rd, 2007

Les OLEDs sont des diodes électroluminescentes organiques. Cette technologie offre une alternative aux écrans électroniques conventionnels LCD qu’elle devrait remplacer peu à peu. Les avantages sont nombreux : faible consommation électrique, meilleur rendu des couleurs, angle de confort de vision plus étendu ou encore minceur et souplesse du support.

Les recherches se font actuellement sur l’amélioration du contraste de tels écrans, notamment dans un environnement fortement lumineux. Quatre scientifiques de l’université nationale de Taiwan (NTU), Tang Chih-Jen, Cho Ting-Yi, Lin Chun-Liang et Wu Chung-Chih ont eu l’idée originale d’utiliser des cellules photovoltaïques pour améliorer le contraste des écrans composés d’OLEDs.

Chaque diode se compose de trois couches : une cathode métallique réfléchissante, un semi-conducteur organique (des atomes de carbone, d’hydrogène, d’oxygène et d’azote) et d’une anode transparente. Le pixel d’un écran OLED se compose de trois diodes juxtaposées (une rouge, une verte et une bleue) qui produisent chacune leur propre lumière lorsqu’elles sont soumises à une tension électrique.
La cathode impose le dispositif à réfléchir la lumière, même quand le système est hors tension. Cela affaiblit alors le contraste lors du fonctionnement de l’écran. L’utilisation de cellules photovoltaïques, positionnées sous les diodes, permet d’absorber la lumière ambiante et de la reconvertir en énergie électrique. Ce nouveau dispositif permet de réduire le taux de lumière réfléchie de plus de 90%.

Cette technologie doit encore évoluer pour qu ‘elle puisse être accessible à la grande distribution car les coûts de production sont élevés et surtout la durée de vie de ces diodes est courte (entre 10.000 et 20.000 heures).

Les résultats de ces travaux ont été publiés dans le journal “Applied Physics Letters 90″ et intitulé “Organic light-emitting devices integrated with solar cells : High contrast and energy recycling”.

Source ADIT : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43089.htm

Capteurs solaires à tubes sous vide en façade

Vendredi, juillet 13th, 2007

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Architectes et scientifiques de l’Université de Stuttgart développent actuellement un concept innovant d’intégration à la fois performante et esthétique de capteurs solaires dans les façades vitrées de bâtiments de bureau. Par rapport aux systèmes actuels, le nouveau concept doit permettre d’apporter des améliorations notables en termes d’isolation, de protection contre la lumière du jour et d’utilisation de l’énergie solaire.

La façade “active” doit intégrer des capteurs solaires sous vide (du fabricant Schott-Rohrglas). Composés de série de tubes transparents en verre, ces capteurs, disposés en peigne, sont multifonctionnels : source de chaleur (pour le chauffage des pièces et de l’eau sanitaire) ou de froid (refroidissement solaire), ils offrent une protection partielle contre le soleil (grâce aux propriétés réfléchissantes des tubes et l’évacuation de la chaleur), tout en laissant pénétrer la lumière du jour et tout en permettant à l’habitant de voir à travers.

Les tubes doivent être disposés de manière optimale par rapport au rayonnement incident. Selon des mesures réalisées sur un prototype et des calculs de simulation, le rendement énergétique annuel de la façade active pourrait alors atteindre une valeur nette de 500 kWh par mètre carré (surface de la façade effectivement recouverte par des tubes absorbants) et une valeur brute de 340 kWh par mètre carré (surface totale de la façade), améliorant ainsi d’environ 35% les performances des façades recouvertes de collecteurs plans.

Rappelons que le secteur des bâtiments est responsable de 45% de la consommation énergétique mondiale ce qui justifie les efforts de R&D, tels que celui engagé par l’Université de Stuttgart.

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43586.htm

Utilisation des LEDs pour l’éclairage public

Jeudi, juillet 5th, 2007

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            Exemple de schéma d’application

La technologie des LEDs (Light Emitting Diode pour diode électro-luminescente), qui était utilisée depuis plusieurs décennies dans diverses applications, pourrait très vite s’imposer comme la nouvelle source d’éclairage des espaces publics (rues et bâtiments publics).

En effet, un groupe de chercheurs de l’Université de Manchester travaille actuellement, en partenariat avec l’entreprise “Dialight Lumidrives” spécialisée dans la technologie des LEDs, sur le développement de modules d’éclairage à faible coût et utilisables en extérieur pour des intensités élevées. Il s’agit d’un projet sur un an financé pour moitié par le Department of Trade and Industry (DTI, Ministère du commerce et de l’industrie) à travers son Technology Programme (à hauteur de 175.000 livres, soit environ 260.000 euros) et pour le reste directement par Dialight Lumidrives (également 175.000 livres).

Ces chercheurs du département Electrical and Electronic Engineering pourront s’appuyer sur leur forte expertise afin de mettre au point des groupes de LED efficaces et sans danger, mais à faible coût. Cette option technologique pourrait permettre rapidement une réduction de 25 à 50% de la consommation énergétique dédiée à l’éclairage public. Cependant ce type de système pose un problème d’ordre thermique : l’intensité lumineuse nécessaire pour l’éclairage public avoisine les 12.000 lumens, alors qu’une ampoule domestique de 60 W produit environ 800 lumens, avec les déperditions de chaleur que cela suppose. L’échauffement des modules reste donc problématique.

Qui plus est, l’utilisation de ces modules de LEDs en extérieur suppose de considérer également des facteurs environnementaux aléatoires, comme des oiseaux qui pourraient installer leur nid sur les éléments de refroidissement d’un module, pouvant alors provoquer une surchauffe des diodes. Par ailleurs, l’applicabilité de ce système nécessite de réussir à diriger efficacement le flux lumineux dans la bonne direction, ce qui reste un défi pour les chercheurs de Manchester.

Selon le Dr Roger Shuttleworth du groupe de recherche sur la conversion de l’énergie (Power Conversion Group) à l’Université de Manchester, les LEDs devraient progressivement prendre la place des lampadaires à sodium utilisés jusqu’ici, mais qui présentent une efficacité énergétique plus faible. Il ajoute que “si l’on considère le nombre de lampadaires en fonctionnement simplement au Royaume-Uni, il existe une marge de manoeuvre assez large pour la réduction des dépenses énergétiques et des coûts de fonctionnement”. En effet, alors que les lampadaires à sodium couramment utilisés en Europe ont une efficacité de 85 lumens/W, les modules d’éclairage à LED pourraient atteindre, voire dépasser, les 150 lumens/W. Cette valeur est même susceptible de grimper avec le développement en cours de nouveaux matériaux semi-conducteurs.

Tout en apportant une réduction des dépenses, cette nouvelle technologie pourrait aussi permettre de réduire la pollution lumineuse, étant donné qu’il deviendrait possible de moduler l’éclairage public en période nocturne. Enfin l’atout majeur de l’éclairage par LED vient de la durée de vie du matériel (quatre fois plus longue que pour les lampadaires conventionnels), avec, à la clé, des coûts de maintenance réduits et une diminution du nombre de coupures d’éclairage.

Alors que la menace grandissante du changement climatique pèse de plus en plus sur les choix énergétiques du gouvernement, mais aussi de la population, la communauté scientifique cherche actuellement à trouver des solutions énergétiquement efficaces à travers de nouvelles technologies ou le transfert des technologies existantes. Ainsi, cette communauté scientifique a découvert comment les LED ont un rôle à jouer pour assurer un éclairage public fiable et durable.

Sources :