Une nouvelle génération de caoutchoucs auto-cicatrisants
Ce n’est pas de la fiction mais le fruit d’une chimie très souple et prometteuse que développe l’équipe de Ludwik Leibler du Laboratoire Matière Molle et Chimie (CNRS/Ecole Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles de Paris) et dont les travaux, réalisés dans le cadre d’une collaboration étroite avec le groupe de chimie Arkema, ont été publiés dans la revue Nature du 21 février dernier.
A partir d’un système de petites molécules d’acides gras di et trifonctionnelles facilement disponibles, associées astucieusement dans un réseau, ces chercheurs ont réussi à créer un matériau aux propriétés caoutchoutiques capables de s’auto-réparer. En effet, bien que ces caoutchoucs supramoléculaires ne soient pas adhésifs, après coupure leurs surfaces de recollent. Il suffit de les remettre en contact, sans pour autant qu’il soit nécessaire de chauffer ou d’appliquer une forte pression. Une fois réparé, l’échantillon est de nouveau capable de tolérer des déformations considérables, de 100 à 400%, avant de se rompre à nouveau. Qui plus est, ce processus peut être répété plusieurs fois. Plus étonnant encore, la réparation peut s’effectuer plusieurs heures après l’endommagement.
Des produits et des matériaux, basés sur ces travaux, sont en cours de développement au sein d’Arkema.
Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53632.htm
