Une nouvelle puce silicium optique bat tous les records
mai 20th, 2009Une équipe internationale de chercheurs a développé une puce quatre fois plus puissante que celle détentrice du précédent record. Cette avancée technologique promet de rendre Internet plus rapide et d’accélérer le traitement de grandes quantités de données. Pour parvenir à ce résultat, les scientifiques, parmi lesquels quatre chercheurs du Centre de recherche de Karlsruhe (KIT), se sont concentrés sur l’association de la chimie organique et de la technologie silicium.
Selon le Prof. Jürg Leuthold de l’Institut de photonique et d’électronique quantique (IPQ), le groupe de chercheurs a réussi “à rassembler le meilleur des deux mondes”. Les scientifiques ont développé un matériau organique qui, pour la première fois, permet de transmettre un signal lumineux avec une haute qualité optique. L’équipe internationale, sous la direction des Prof. Jürg Leuthold et Prof. Wolfgang Freude, a trouvé une solution technique pour incorporer ce matériau organique dans un puce utilisant la technologie silicium et rendre ainsi la télécommunication optique intégrable dans les appareils électroniques.
Les chercheurs ont prouvé au cours d’une expérience la fonctionnalité du traitement de données ultrarapide. Cette puce leur a permis de modifier un signal de données optique travaillant à 170,8 Gigabit par seconde en quatre flux de données de 42,7 Gigabit par seconde, qui peuvent ensuite être traitées électroniquement. On sait, depuis quelques années déjà, qu’un traitement de données optiques est beaucoup plus rapide qu’un traitement électronique. Mais jusqu’à maintenant, la possibilité de travailler avec du silicium peu coûteux avec un débit binaire de 100 Gigabit par seconde n’avait pas pu être prouvée.
L’entreprise Intel a récemment réussi le premier traitement de signal optique à 40 Gigabit par seconde. C’est par une approche différente que le groupe de chercheurs a pu battre ce record d’un facteur 4. En effet, les pistes transportant la lumière dans la puce en silicium contient un fin interstice en son centre, ce que n’ont pas les conducteurs d’ondes lumineuses développés par la concurrence. Il est large de 100 nm ce qui en comparaison, représente une épaisseur 700 fois moindre qu’un cheveu humain. L’interstice est comblé par la molécule organique développée par les chercheurs et aide ainsi le conducteur d’ondes optiques à acquérir des propriétés ultrarapides. Pour se faire, les chercheurs chauffent le matériau organique jusqu’à ce qu’il atteigne une phase gazeuse lui permettant de s’insérer dans le silicium de façon homogène et finalement permet “cette formidable avancée technologique”, conclut le Prof. Leuthold.
Source ADIT :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58847.htm







